le repreneur se dit « soulagé mais conscient de l’immense tâche qu’il reste à accomplir »

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By InfoHunter


Lundi, le tribunal des affaires économiques de Versailles a validé l’offre de reprise du fabricant de cœur artificiel de Pierre Bastid , président du conseil d’administration.


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Deux cœurs artificiels de Carmat, au siège de l'entreprise à Bois-d'Arcy (Yonne), le 29 août 2018. (BERTRAND GUAY / AFP)

Deux cœurs artificiels de Carmat, au siège de l’entreprise à Bois-d’Arcy (Yonne), le 29 août 2018. (BERTRAND GUAY / AFP)

Pierre Bastid, le repreneur de Carmat, fabricant français de cœur artificiel, se dit, mardi 2 décembre sur franceinfo, « soulagé mais conscient de l’immense tâche qu’il reste à accomplir » au lendemain de la décision du tribunal des affaires économiques de Versailles qui a validé son offre de reprise. L’entreprise, qui fabrique des cœurs artificiels pour des patients en attente d’une transplantation cardiaque, avait été placée en redressement judiciaire en juillet dernier. Quelque 122 patients ont déjà été greffés avec ce cœur artificiel. Pierre Bastid souligne aussi que « 30% du personnel » va être licencié, il va donc garder 88 des 127 salariés.

« Mon offre consiste, non pas à réduire nos ambitions, mais à les étaler dans le temps », précise Pierre Bastid, actionnaire historique de Carmat. L’un des objectifs pour Carmat est d’arriver à fabriquer une prothèse définitive. En 2026, « on lance des études cliniques pour obtenir cet agrément en France et il faudra probablement deux à trois ans pour avoir la qualification », explique-t-il. Les résultats préliminaires d’études cliniques déjà menées « dans un cadre dit efficace […] nous rendent extrêmement confiants », souligne celui qui est président du conseil d’administration de Carmat.

Son offre de reprise prévoit aussi la poursuite d’études cliniques menées aux États-Unis pour « obtenir une certification » de la prothèse temporaire de Carmat. Et enfin, le dernier axe est « la recherche de l’obtention du remboursement de la prothèse par la Sécurité sociale et des organismes de santé en France », précise Pierre Bastid.

Le repreneur de Carmat prévoit de faire des profits « probablement dans la deuxième moitié de 2030, peut-être 2031 ». Pierre Bastid précise enfin que l’entreprise ne sera plus cotée en bourse pour « nous enlever une pression insurmontable ».





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