Personnalités politiques : comment sont-elles protégées ?

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By InfoHunter



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Alors que Jordan Bardella a subi une nouvelle agression, samedi 29 novembre, dans le Tarn-et-Garonne, les personnalités politiques sont de plus en plus fréquemment prises pour cible. Comment s’organise leur protection ?

Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder en intégralité.


Jordan Bardella couvert de farine la semaine dernière. Avant un jet d’œuf quelques jours plus tard. Manuel Bompard visé par un colis piégé, découvert dans une camionnette de La Poste en octobre. Prisca Thevenot en 2024 ou Éric Zemmour il y a deux ans, tous ciblés tour à tour. Alors, les responsables politiques sont-ils suffisamment protégés ?

Quand il se déplace, Jordan Bardella n’est jamais seul. À ses côtés, le service de protection du RN. Des militants du parti ou des prestataires privés, mais aussi des policiers. Ils appartiennent au service de la protection au sein de la police nationale, le SDLP, 600 à 700 agents de terrain qui protègent notamment une cinquantaine de personnalités politiques. Comment sont-elles choisies ? Un policier de cette unité nous explique : « Les services classent les personnalités sur un niveau de menace de 1 à 4 pour déterminer les moyens alloués à leur protection ».

Ce ne sont pas forcément les chefs de parti qui sont les plus protégés. Ainsi, l’insoumis Thomas Portes nous indique avoir été un temps sous protection policière suite à des menaces concernant ses prises de position sur Israël. Comment ces policiers spécialisés procèdent-ils ? Notre interlocuteur précise : « C’est difficile d’identifier les individus vraiment dangereux. Les gens viennent se filmer, faire un happening. On ne sait pas s’ils vont jeter un œuf ou quelque chose de plus grave. On ne peut pas leur demander de venir cinq heures avant pour les fouiller comme pour la visite d’un ministre ».

Cas particulier pour les responsables politiques qui sont aussi anciens Premiers ministres ou ministres de l’Intérieur, comme Bruno Retailleau. Ils bénéficient à ce titre d’une protection policière. Un avantage qui devrait prendre fin au 1er janvier prochain.





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