Une soixantaine de postes sont en danger sur l’ensemble de ces antennes locales de l’association de lutte contre le VIH et les hépatites.
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Les antennes d’Amiens, Angers, Lorient, Perpignan et Reims de l’association de lutte contre le sida Aides sont menacées de fermeture, a appris auprès de l’association lundi 1er décembre ICI Champagne-Ardenne. En parallèle, un plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) a été annoncé par la direction, selon le syndicat Sud Santé sociaux, 61 postes sont également en danger.
« Il n’y a pas de lien mécanique entre les suppressions de postes et les fermetures d’antennes. Il s’agit de deux logiques différentes« , explique à ICI Champagne-Ardenne, Marc Dixneuf, le directeur général d’Aides. « Les antennes sont présentes dans des régions où l’épidémie est peu dynamique et c’est aussi pour ça qu’on fait ce choix-là« , précise-t-il afin de « concentrer les moyens dont on dispose pour pouvoir les affecter dans les régions avec les plus fortes épidémies« .
Dans un communiqué, l’association explique être « dans une impasse budgétaire persistante, reflet d’un désengagement plus large de l’État envers le secteur associatif« . Elle affirme chercher aujourd’hui « 2,1 millions d’euros« , selon Marc Dixneuf. Au « 1,5 million d’euros » nécessaires et non financés liés au Ségur de la Santé et aux augmentations de salaires, au recrutement de personnels, s’ajoute une coupe de la subvention du ministère de la Santé à hauteur de 600 000 euros, détaille-t-il à ICI Champagne-Ardenne.
Le délégué syndical Sud au sein d’Aides, Romain Perrollaz, pointe également « un désinvestissement massif de l’État« . « Les baisses de financement à l’international comme au niveau national, amènent pour la première fois à envisager une reprise de l’épidémie. C’est particulièrement marqué à l’international, mais ce mouvement dans lequel s’inscrit Aides, contraint par des baisses importantes de financement de la part des pouvoirs publics, amène aux mêmes craintes sur le territoire français« , analyse Romain Perrollaz qui participe aux négociations du PSE.
Il estime d’ailleurs que ce projet de suppression de 61 postes est « un choix contestable« . Son syndicat espère encore réduire le nombre de postes menacés et explique dans un communiqué que « l’urgence de ce plan de licenciement n’est pas avérée« .