la possible suppression des APL pour les étudiants étrangers provoque l’inquiétude

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By InfoHunter


Le gouvernement veut mettre fin, dès juillet 2026, aux aides au logement pour les étudiants extra-européens non boursiers. Une mesure jugée inquiétante par les syndicats et les premiers concernés, déjà fragilisés par le coût du logement.


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Une manifestation contre la baisse des APL, en 2017. (AURELIEN MORISSARD / MAXPPP)

Une manifestation contre la baisse des APL, en 2017. (AURELIEN MORISSARD / MAXPPP)

Alors que le projet de budget est désormais étudié par les sénateurs, une mesure suscite de vives inquiétudes parmi les étudiants, en particulier ceux venus de l’étranger. Le gouvernement prévoit, en plus du gel des APL pour l’ensemble des bénéficiaires en 2026, comme pour plusieurs autres prestations sociales, la suppression de ces aides pour les étudiants étrangers non-européens et non-boursiers, dès le 1er juillet 2026. Une décision très décriée par les syndicats étudiants et par les principaux intéressés.

Muhamed étudie la logistique depuis deux ans en Alsace. Ce jeune Sénégalais travaille 18 heures par semaine dans un fast-food.

Ses 120 euros d’APL sont essentiels à son quotidien, tout comme pour ses camarades étudiants étrangers. « Beaucoup vivent seuls, sans soutien familial, parfois ils ont même du mal à combler les fins de mois et font de grands sacrifices pour venir étudier en France. Si on coupe ces seules aides, ça ne va pas les aider », explique Muhamed.

Les syndicats rappellent que les étudiants non-européens doivent répondre à des critères très restrictifs pour obtenir une bourse du Crous. La plupart travaillent pour financer leurs études, mais le coût du logement reste élevé. « J’ai dû prendre ce logement à 1h30 de ma fac pour des raisons économiques », raconte Marie-Sandy, étudiante en droit depuis cinq ans en France et originaire d’Haïti. Elle touche 181 euros d’APL pour son logement en grande banlieue parisienne, très éloigné de son université. Elle suit de près les débats budgétaires au Parlement. « J’ai réalisé l’effet catastrophique que cela va avoir sur nous, les étudiants. On dépend en grande partie de ces APL. Cela peut causer un échec scolaire ou un abandon des études pour cause économique pour la plupart d’entre nous », déplore la jeune Haïtienne.

Pour le gouvernement, cette suppression doit permettre de mieux flécher les moyens publics vers les jeunes les plus précaires.





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