Suspectée d’avoir voulu le faire fuir par la force, une femme jugée pour avoir payé deux hommes pour expulser le squatteur de son domicile

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By InfoHunter



Une Girondine doit être jugée pour complicité de violences aggravées ce vendredi 28 novembre devant le tribunal correctionnel de Bordeaux. La femme est accusée d’avoir payé deux hommes pour expulser le squatteur de son domicile.

Une justice personnelle. Le tribunal correctionnel de Bordeaux (Gironde) va juger ce vendredi une femme accusée d’avoir recruté et payé deux hommes pour expulser de son domicile un squatteur.  

Héritière d’une maison à Andernos-les-Bains, à l’ouest de Bordeaux, elle souhaitait vendre ce bien afin de payer ses droits de succession. Cette dernière étant squattée, elle aurait alors pris la décision d’engager deux hommes de main dans le but de faire quitter les lieux à l’habitant indésirable.

Les faits reprochés se sont déroulés le 28 septembre dernier. Les deux hommes cagoulés s’en sont pris physiquement au squatteur de la maison, qui avait réussi à prendre la fuite et à se réfugier dans le jardin d’une propriété voisine.

La femme a reconnu les faits

Interpellés, les deux hommes ont indiqué avoir «été approchés afin de commettre des violences à l’encontre d’un homme occupant irrégulièrement une maison située à Andernos-les-Bains, pour que celui-ci quitte ladite maison», selon un communiqué du parquet de Bordeaux.

Ces premiers aveux ont permis d’établir un lien avec la femme, propriétaire de la maison. Cette dernière a dans un premier temps nié les faits lors de sa première garde à vue à la fin du mois de septembre.

Toutefois, le 18 novembre dernier, elle a reconnu sa culpabilité, indiquant «qu’un individu non identifié l’avait contactée pour lui proposer de faire partir la personne présente dans la maison en contrepartie du versement d’une somme de 5.000 euros».

Le parquet de Bordeaux a par ailleurs indiqué que les deux hommes de main seraient également jugés ce vendredi pour «des faits de violences aggravées par trois circonstances (usage ou menace d’une arme, réunion et préméditation/guet-apens) suivies d’incapacité n’excédant pas huit jours».

Dans l’attente de leur procès, les deux hommes ont été placés en détention provisoire. 



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