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L’exécutif et l’état-major mettent en garde contre la menace russe et les risques accrus de conflit. Dans ce contexte, Emmanuel Macron a annoncé un nouveau service national « purement militaire » et « volontaire », censé répondre aux besoins des armées, jeudi 27 novembre. Il durera « dix mois », comme une « année de césure », a précisé le chef de l’Etat lors d’un déplacement auprès de la 27e brigade d’infanterie de montagne (BIM) de Varces, en Isère.« Le cœur sera les jeunes âgés de 18 et 19 ans », et concernera 3 000 d’entre eux à l’été 2026 avant d’atteindre un objectif de 10 00 en 2030 et 50 000 par an en 2035, selon le président de la République, pour qui « notre jeunesse a soif d’engagement » et est « prête à se lever pour la patrie ». Suivez notre direct.
Un service financé par l’actualisation de loi de programmation militaire 2026-2030. Elle « prévoit un budget supplémentaire de plus de 2 milliards d’euros pour le service national », a déclaré Emmanuel Macron. « C’est un effort important, il est indispensable. »
La ministre des Armées invitée du « 20 Heures » de France 2. Catherine Vautrin répondra aux questions de Léa Salamé sur le nouveau service national et les annonces du président de la République, Emmanuel Macron.
La fin du SNU. Ce discours signe aussi l’enterrement du Service national universel (SNU). Promesse du candidat Macron en 2017 au nom de la « cohésion nationale », lancé en 2019, le SNU, destiné aux mineurs de 15 à 17 ans, n’a jamais pu être généralisé. Il « n’est aujourd’hui plus adapté au contexte stratégique » créé par l’invasion russe de l’Ukraine en 2022, estime l’Elysée.
Une transformation « logique » pour Olivier Faure. « Le SNU a été un fiasco, il est logique que le chef de l’Etat cherche à le transformer », a réagi, mardi sur franceinfo, patron du Parti socialiste. « C’est un élément de la dissuasion et, à ce titre, c’est un élément important dans un moment où nous savons que la dissuasion doit être restaurée pour empêcher, demain, des conflits et si on veut la paix, il faut l’armée », a continué le député de Seine-et-Marne.