Deux détenus se sont évadés de la prison de Dijon en sciant les barreaux de leur cellule, annonce le procureur

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Le premier est « mis en examen pour des faits de tentative d’assassinat et association de malfaiteurs » et le second l’est pour des « menaces et violences habituelles aggravées sur conjointe ».


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La prison de Dijon (Côte-d'Or), le 4 juin 2024. (EMMA BUONCRISTIANI / MAXPPP)

La prison de Dijon (Côte-d’Or), le 4 juin 2024. (EMMA BUONCRISTIANI / MAXPPP)

Deux détenus se sont évadés de la prison de Dijon, a appris France Télévisions auprès du procureur Olivier Caracotch, jeudi 27 novembre. Ces prisonniers se trouvaient dans le quartier disciplinaire de l’établissement et « ont vraisemblablement scié des barreaux et pris la fuite à l’aide de draps », précise-t-il dans un communiqué. Le premier, âgé de 19 ans, est « mis en examen pour des faits de tentative d’assassinat et association de malfaiteurs » et le second, âgé de 32 ans, l’est pour des « menaces et violences habituelles aggravées sur conjointe », peut-on lire dans le communiqué.

L’évasion a été constatée entre 6 et 7 heures, ajoute une source syndicale. Une enquête a été ouverte de chef d’évasions en bande organisée et confiée à la division de la criminalité organisée et spécialisée de la police nationale. 

« La maison d’arrêt de Dijon en centre-ville n’est pas très sécurisée, il n’y a pas de miradors. Elle fait partie des six établissements identités par Gérald Darmanin comme faisant partie du plan renforcement étanchéité », décrit une source proche à France Télévisions, qui rapporte que « les travaux ont déjà commencé ».

L’évasion survient quelques jours après celle d’un détenu du centre pénitentiaire de Rennes-Vezin (Ille-et-Vilaine) au cours d’une sortie avec d’autres prisonniers au planétarium de la ville. Le garde des Sceaux avait aussitôt démis de ses fonctions le directeur de l’établissement. Mercredi, trois organisations professionnelles de directeurs de prison ont fustigé le « mépris » de Gérald Darmanin, l’accusant de ne reculer « devant rien pour entretenir son image de fermeté et de réactivité ». Ils lui ont reproché aussi « de consacrer tous les moyens d’un Etat endetté » aux quartiers de lutte contre la criminalité pour les narcotrafiquants les plus dangereux, qu’il a créés, « quand la grande majorité des services sont exsangues ».





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