une vingtaine de coups de couteau, suicide du mis en cause… ce que l’on sait

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By InfoHunter



Une femme née en 1976 ans a été tuée au couteau ce mardi 25 novembre au soir à Saint-Colomban, en Loire-Atlantique. Suspecté d’être l’auteur des faits, l’ex-conjoint de la victime, un homme né en 1968 à Nantes, a été retrouvé mort. 

Une bien triste nouvelle. Ce mardi 25 novembre coïncidait avec la journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes. Mais, cette journée a également été marquée par un drame, notamment en Loire-Atlantique. En effet, Nathalie G., une femme née en 1976, a été tuée de plusieurs coups de couteau par son ex-conjoint Pascal G. à Saint-Colomban, dans ce même département, a indiqué le procureur de la République de Nantes, Antoine Leroy, dans un communiqué. 

Les faits se sont produits dans la soirée du mardi. Selon le magistrat, citant les premiers éléments recueillis sur place par la gendarmerie, la victime s’est rendue chez sa fille pour fêter l’anniversaire de son gendre. «Alors qu’ils s’apprêtaient à quitter le domicile, et que la victime sortait de la maison avec sa fille, le mis en cause arrivait, en provenant d’un chemin sur le côté du garage, bordé par une forêt, et lui portait de nombreux coups de couteau», a expliqué le procureur de la République de Nantes. 

Au total, la femme a reçu «une vingtaine» de coups de couteau «de taille et profondeur différentes, dans le ventre, sur le haut de la poitrine côté gauche, dans le dos, au genou gauche et aux deux mains». Les secours ont été appelés. Sur place, ils ont retrouvé la victime en arrêt cardio-ventilatoire. Cette dernière est finalement décédée sur les lieux vers 21h. 

Immédiatement, un grand dispositif de recherche a été mis en place afin de mettre la main sur Pascal G., «dont le téléphone portable était retrouvé à son domicile de La Montagne, mais pas le véhicule». «Les fonctionnaires de police du commissariat de Rezé devaient le retrouver en toute fin de matinée ce jour 26 novembre 2025, qui s’était donné la mort par pendaison», a écrit le magistrat. 

«un combat qui doit continuer de mobiliser tout le monde et toutes les institutions» 

Pascal G., né en 1968, a déjà été condamné par le tribunal correctionnel de Nantes, notamment le 9 mai pour «des menaces de mort réitérées sur la victime et sur leur fils, faits commis le 31 décembre 2022». Il a alors écopé d’«un an d’emprisonnement avec sursis probatoire pendant deux ans, avec, notamment, interdiction de contact avec les victimes et interdiction de paraître au domicile». 

«Dans le cadre de cette condamnation, le parquet de Nantes avait attribué à la victime, le 9 juin 2023, un « téléphone grave danger » (TGD), dispositif qu’elle n’estimait plus utile et qui lui avait donc été retiré il y a un peu plus d’un an, le 27 septembre 2024», a rappelé Antoine Leroy, précisant que la victime ne pouvait plus être équipée de ce téléphone, «en toute hypothèse juridique», à partir du 9 mai 2025, «date d’expiration du sursis probatoire, lequel s’était par ailleurs déroulé sans incident». 

Le féminicide de Nathalie G. est survenu au cours de la journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes. Des tragédies qui «nous rappellent à tous la très grande vigilance qui doit être la nôtre à cet égard, et ce même lorsque tous les dispositifs législatifs protecteurs de la victime ont pu être utilisés», selon le procureur. 

«Ce combat contre les violences à l’égard des femmes est permanent, et doit donc continuer de mobiliser tout le monde et toutes les institutions», a conclu le magistrat dans son communiqué du jour.   

Selon les derniers chiffres officiels publiés jeudi dernier par la Mission interministérielle pour la protection des femmes (Miprof), le nombre de féminicides conjugaux a augmenté de 11% entre 2023 et 2024, avec 107 femmes tuées par leur conjoint ou ex-conjoint. 



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