la procureure de Paris demande «plus d’enquêteurs» et de «magistrats»

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By InfoHunter



La procureure de la République de Paris, Laure Beccuau, a estimé ce lundi qu’il fallait «plus d’enquêteurs» et de «magistrats» pour traiter les violences faites aux femmes. 

Laure, Zaïa, Mélina, Elodie et Béatrice… Au cours de la semaine allant du lundi 17 au dimanche 23 novembre, la France a enregistré cinq féminicides, dont quatre en une seule journée jeudi 20 novembre. 

Face au passage à l’acte ou risque de passage à l’acte des conjoints ou des ex-conjoints et à la veille de la journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes, la procureure de Paris Laure Beccuau a estimé ce lundi qu’il fallait «plus d’enquêteurs» et de «magistrats» pour traiter ces dossiers. 

«Il faudrait plus d’enquêteurs. Il faudrait sans doute plus de magistrats pour répondre» en temps voulu à l’augmentation du nombre de dossiers, a-t-elle dit sur RTL, ajoutant qu’«on continue à constater ces violences extrêmes contre les femmes, en dépit d’une mobilisation qui date effectivement du temps de ce qu’on a appelé le Grenelle des violences conjugales» en 2019. 

D’après la procureure de Paris, et à l’heure où le nombre de féminicides augmente dans notre pays, les enquêteurs et magistrats ont été «au rendez-vous» et bien mobilisés. 

Face à la recrudescence des violences faites aux femmes, le parquet de Paris prend désormais «des plaintes hors les murs, par exemple au sein des services d’urgence: on prend des plaintes, on prend des preuves, même quand (les femmes) ne veulent pas déposer plainte, on fait les prélèvements pour plus tard».

«On n’est pas passé loin d’un féminicide» à Paris ce dimanche

Outre les cinq meurtres enregistrés la semaine dernière en Isère, dans le Doubs, en Gironde, dans les Ardennes ou encore dans le Gard, la préfecture de Police a fait savoir, sur le réseau social X, qu’un individu a été interpellé dans le 14e arrondissement de Paris ce dimanche 23 novembre pour une tentative de féminicide. Le mis en cause est en effet l’ex-conjoint de la victime, cette dernière ayant fait appel aux policiers depuis les urgences hospitalières. 

«On n’est pas passé loin d’un féminicide. Le mis en cause va être déféré», c’est-à-dire présenté à un magistrat à l’issue de sa garde à vue, a commenté la procureure de la République de Paris.

Selon les derniers chiffres officiels publiés jeudi par la Mission interministérielle pour la protection des femmes (Miprof), le nombre de féminicides conjugaux a augmenté de 11% entre 2023 et 2024, avec 107 femmes tuées par leur conjoint ou ex-conjoint.





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