le procès de la mère de famille suspectée d’avoir empoisonné ses deux filles s’ouvre ce lundi 

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By InfoHunter



Ce lundi 24 novembre s’ouvre devant la cour d’assises des Landes le procès de Maylis Daubon. Suspectée d’avoir empoisonné ses deux filles, dont l’une est morte en 2019, elle a toujours nié les faits qui lui sont reprochés.  

Une possible empoisonneuse à la barre. Ce lundi, le procès de Maylis Daubon s’ouvre devant la cour d’assises des Landes et il se poursuivra jusqu’au 3 décembre. Âgée de 53 ans, elle est accusée d’avoir empoisonné ses deux filles, dont l’une est décédée en 2019. À cela, s’ajoute une seconde accusation : celle d’avoir voulu faire assassiner son ex-mari, père de ses filles, en soudoyant des codétenues de la prison de Mont-de-Marsan.  

Si l’affaire a fait le buzz dans les médias, c’est que les filles de l’accusée, Enéa et Luan, n’étaient aucunement malades, et n’avaient aucunement besoin de médicaments : leur mère leur «inventait» des pathologies pour les mettre «sous emprise psychique et chimique» afin d’attirer la compassion sur elle-même. Une emprise qui a conduit à l’empoisonnement mortel d’Enéa : les analyses toxicologiques révéleront la présence de vingt-quatre molécules différentes dans son organisme. 

Les faits remontent à 2019. Le 13 novembre, les pompiers de Dax sont appelés en urgence au domicile de Maylis Daubon : sa fille de 18 ans est en arrêt cardiorespiratoire. À leur arrivée, les secours découvrent la jeune femme en position latérale de sécurité tandis qu’elle convulse encore.  

Aux pompiers, Maylis Daubon explique que sa fille souffre de dépression et reçoit régulièrement la visite d’infirmiers, tout en assurant qu’Enéa n’est pas suicidaire. Sur place, les secours découvrent une liste de médicaments particulièrement fournie : du propranolol, un bêtabloquant destiné aux patients cardiaques et rarement prescrit à des jeunes, ainsi qu’un anxiolytique et un traitement contre l’épilepsie. Enéa s’éteindra finalement le 19 novembre 2019 à l’hôpital de Dax. L’autopsie conclura à un décès dû à une surdose médicamenteuse. 

entre contradictions et absences  

Face aux circonstances suspectes entourant la mort d’Enéa, une enquête est ouverte. Elle révèle que Maylis Daubon serait une mythomane, obsédée par la médecine et la santé, qui multipliait les consultations avec sa fille. En deux ans, Enéa a été présenté à pas moins de 32 médecins, à Dax comme à Bordeaux. 

Deux ans après l’ouverture de l’enquête, en 2021, Maylis Daubon est interpellée et placée en garde à vue. Face aux enquêteurs, l’accusée se contredit à plusieurs reprises et affirme ne plus se souvenir de la journée du 13 novembre, celle où sa fille a cessé de respirer. 

Le tournant de l’enquête survient trois semaines après sa mise en examen : la juge d’instruction reçoit les analyses toxicologiques de Luan, la seconde fille. Le verdict est sans appel : son organisme contient lui aussi un cocktail de médicaments potentiellement mortel. Le doute n’est alors plus permis. 

Selon les psychiatres qui ont examiné Maylis Daubon, celle-ci ne souffrirait d’aucune anomalie mentale. Toutefois, elle aurait une surprotection maternelle qui pourrait la pousser à exercer une emprise sur ses filles.  

Le procès de Maylis Daubon est donc particulièrement attendu. L’accusée continue de nier fermement les faits qui lui sont reprochés. Selon son avocate, Me Carine Monzat, elle aborde ce procès «comme chacun aborderait un procès où l’on vous accuse d’avoir tué votre fille». 



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