qui sont les nouveaux acrobates urbains ?

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By InfoHunter



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Temps de lecture : 2min – vidéo : 3min

Le parkour, un art du déplacement mis en lumière sur les réseaux sociaux, se propage auprès des différentes générations. La discipline se veut de plus en plus accessible et inclusive.

Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder en intégralité.


Comme un funambule sur les toits de Paris, Emmanuel Nasshan, athlète de parkour, enjambe les obstacles. Rien ne semble l’arrêter. Ni le vide entre deux immeubles, ni la distance entre les fenêtres. Voir sa silhouette se détacher dans le ciel est, pour les passants, source d’admiration, mais aussi d’inquiétude. Des acrobaties dangereuses, toujours plus folles. Mais chaque saut est le résultat de longues années d’entraînement. À 23 ans, Emmanuel Nasshan est aujourd’hui un athlète professionnel.

En 2024, il s’est attaqué à la tour Eiffel. Sans autorisation, à 130 mètres du sol, il réalise un salto devenu iconique. Une prise de risque dont il assure être pleinement conscient : « Je me remets toujours en question, est-ce que ce n’est pas trop ? Est-ce que ce n’est pas le saut de trop ? C’est une question que je me pose souvent. Le danger, on ne peut pas l’enlever. Il est là, il ne bouge pas. Mais le risque, on va essayer de le minimiser toujours, en faisant des sauts de préparation.« 

Des athlètes qui, sur les réseaux, repoussent toujours plus les limites, défiant la gravité dans les airs ou au sol. Le parkour (c’est le nom de cette discipline sportive) s’est aussi illustré à la cérémonie des Jeux olympiques. Aujourd’hui, elle attire un nouveau public plus âgé. Mais avant de devenir un acrobate, il faut apprendre et s’entraîner. C’est la vocation d’un club qui vient d’ouvrir des cours destinés aux seniors. La moyenne d’âge dépasse les 50 ans. « On va chercher un sport qui mobilise plein de parties quand on vieillit et notamment la question de la coordination qui est assez essentielle, ainsi que la souplesse« , explique un licencié.

Pas question de gambader sur les toits, mais même à quelques centimètres de hauteur, il y a beaucoup à gagner. « Je fais pas mal de randonnée depuis longtemps. Il y a 20 ans, je sautais d’un caillou au caillou. Je me rends compte que maintenant, j’ose plus. Donc ça permet de gagner aussi en confiance. C’est prouvé qu’on peut encore faire des trucs, qu’on n’est pas condamnés à faire de la gym du troisième âge« , plaisante une licenciée. Après tout, la devise de ce sport, c’est être et durer. Une devise ici parfaitement illustrée.





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