
Un infirmier exerçant au Centre hospitalier intercommunal de Créteil (CHIC) a été suspendu par sa direction après le décès suspect d’un patient hospitalisé en réanimation adultes dans la nuit du 30 mai au 1er juin, a appris CNEWS auprès de l’établissement.
Une mort intrigante. Dans le Val-de-Marne, un soignant du Centre hospitalier intercommunal de Créteil (CHIC) a été suspendu par sa direction après le décès d’un patient hospitalisé en réanimation adultes, a appris CNEWS ce jeudi 20 novembre auprès de l’établissement et du parquet confirmant une information du Parisien.
Les faits ont eu lieu dans la nuit du 30 mai au 1er juin 2025. Selon nos confrères, l’infirmier serait soupçonné d’avoir changé les réglages du respirateur d’un patient, ce qui a conduit au décès de celui-ci.
A la suite de ces faits, et dès que des éléments ont été portés à la connaissance de la direction de l’hôpital, cette dernière a immédiatement ouvert une enquête administrative. Les indices récoltés auraient permis de pointer du doigt un seul suspect : l’infirmier en service de réanimation adultes.
Un signalement au parquet effectué
Par conséquent, «une mesure de suspension conservatoire à l’égard du professionnel a été prononcée», nous a expliqué le CHIC, qui a signalé l’affaire au parquet de Créteil à la mi-octobre.
«Les faits mis en avant par l’enquête administrative relevant de la compétence du Procureur de la République, le CHIC a réalisé un signalement au titre de l’article 40 du code de la procédure pénale», nous dit-on.
Le CHIC a également indiqué à CNEWS qu’«une rencontre avec la famille a également été organisée». Quant au professionnel, celui-ci «ne fait aujourd’hui plus partie des effectifs de l’établissement», a conclu l’hôpital.
A noter que, d’après Le Parisien, le malade se trouvait dans un état critique et plus rien ne pouvait permettre de le guérir.
De son côté, le parquet de Créteil a confirmé à CNEWS «la réception d’un signalement du CHIC au titre de l’article 40 du code de la procédure pénale relatif au décès d’un patient le 1er juin 2025».
L’enquête, ouverte en recherche des causes de la mort, a été confiée à la Brigade de répression de la délinquance contre la personne (BRDP) le 13 octobre 2025.