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La marche blanche pour Mehdi Kessaci, tué par balles le 13 novembre, aura lieu samedi 22 novembre à 15 heures, près du lieu d’assassinat du jeune homme dans le 4e arrondissement de Marseille. Après Manuel Bompard (LFI) et Fabien Roussel (PCF), c’est au tour de Marine Tondelier (Ecologiste) d’annoncer sa participation à la marche blanche, organisée à Marseille samedi en la mémoire de Mehdi Kessaci. « On sera là » a écrit jeudi 20 novembre sur X l’élue du Nord. Suivez notre direct
« La lutte contre le narcotrafic est un combat qui va durer ». C’est ce qu’a déclaré jeudi 20 novembre le Premier ministre depuis le Parc des expositions de la porte de Versailles à Paris, devant les maires de France. « Mais nul doute qu’on en reparlera puisque les socialistes ont demandé un débat à l’Assemblée », a glissé Sébastien Lecornu.
Gérald Darmanin et Laurent Nuñez à Marseille. Les ministres de l’Intérieur et de la Justice ont, fait le déplacement dans la cité phocéenne pour rencontrer différents acteurs de la lutte contre le narcotrafic. « C’est une menace qui tue énormément et qui est au moins équivalente à celle du terrorisme », a estimé Gérald Darmanin, le ministre de la Justice. Ce dernier et Laurent Nuñez ont notamment rencontré la famille de Mehdi Kessaci dans l’après-midi.
Le ministre de l’Intérieur se rendra « tous les mois » à Marseille. Laurent Nuñez s’est exprimé face à la presse en début d’après-midi, à l’issue d’une réunion. « Il y a 2 000 personnes liées aux mafias marseillaises mises en examen et 900 en détention provisoire », a-t-il déclaré. « On a bien conscience qu’il faut faire beaucoup plus », a néanmoins tempéré le ministre. Interrogé au sujet de la mort de Mehdi Kessaci, Laurent Nuñez a dit comprendre « la douleur [de son frère] Amine », tout en affirmant que les autorités n’avaient « pas d’alertes qui allaient dans le sens d’une protection ».
Amine Kessaci appelle à la mobilisation générale. Invité de France Inter jeudi, le militant engagé contre le narcotrafic invite les Français à se rendre devant les mairies samedi à midi « pour observer une minute de silence » en hommage à son frère Mehdi, assassiné il y a une semaine à Marseille. « Plus on sera nombreux, plus notre sécurité sera garantie à toutes et tous », insiste-t-il, car « on ne peut pas tuer tout un peuple, on ne peut pas tuer toute une nation ». « Vous pouvez vous mobiliser en parlant de Mehdi, en racontant son histoire, en racontant qui il était », ajoute-t-il.