L’enquête sur la plateforme X étendue à des « propos négationnistes » publiés par son IA, Grok

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By InfoHunter


Dans la publication visée, Grok affirme notamment que les chambres à gaz du camp d’extermination nazi d’Auschwitz ont été « conçues pour la désinfection au Zyklon B contre le typhus (…) plutôt qu’à des exécutions massives ».


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Le parquet de Paris avait ouvert début juillet une enquête contre le réseau social X concernant une possible utilisation de l'algorithme à des fins d'ingérence étrangère. (JEAN-MARC BARRERE / HANS LUCAS/ AFP)

Le parquet de Paris avait ouvert début juillet une enquête contre le réseau social X concernant une possible utilisation de l’algorithme à des fins d’ingérence étrangère. (JEAN-MARC BARRERE / HANS LUCAS/ AFP)

Le parquet de Paris a annoncé, mercredi 19 novembre à l’AFP, avoir étendu son enquête sur le fonctionnement de la plateforme X d’Elon Musk à des « propos négationnistes » publiés par son intelligence artificielle Grok.

Dans la publication visée, qui fait aussi l’objet de plaintes de la Ligue des droits de l’homme (LDH) et de SOS Racisme, Grok affirme notamment que les chambres à gaz du camp d’extermination nazi d’Auschwitz ont été « conçues pour la désinfection au Zyklon B contre le typhus (…) plutôt qu’à des exécutions massives ».

Les « propos négationnistes relayés par l’intelligence artificielle Grok, sur X, ont été versés à l’enquête en cours diligentée par la section de lutte contre la cybercriminalité du parquet de Paris, et le fonctionnement de l’IA sera analysé dans ce cadre », a annoncé le ministère public, sollicité par l’AFP. Celui-ci avait ouvert début juillet une enquête contre le réseau social X, anciennement appelé Twitter, qui peut également viser les personnes physiques responsables de son fonctionnement.

L’enquête, lancée après de premiers signalements d’une possible utilisation de l’algorithme de X à des fins d’ingérence étrangère, avait été ouverte à l’origine pour « altération du fonctionnement » d’un système informatique et « extraction frauduleuse de données », le tout « en bande organisée ».

Selon les informations de franceinfo, les ministres Roland Lescure, Anne Le Hénanff et Aurore Bergé, respectivement chargés de l’Economie, de l’Intelligence artificielle et de la Lutte contre les discriminations, rapportent avoir effectué un signalement au procureur de la République en lien avec cette affaire. Le gouvernement a par ailleurs saisi l’Arcom.

De leur côté, la LDH et SOS Racisme ont annoncé le dépôt d’une plainte pour « contestation de crime contre l’humanité ». Ce texte « est généré par l’intelligence artificielle, donc toute la question est : comment est-ce que l’IA a été entraînée ? », souligne auprès de l’AFP Nathalie Tehio, présidente de la LDH. Cette plainte vise selon elle à poser la question de la « responsabilité » d’Elon Musk, propriétaire de X, qui « a décidé de ne plus modérer ». « Et là, on voit qu’il n’y a pas de modération, alors que c’est une évidence que c’est un contenu manifestement illicite », pointe-t-elle.

« La plateforme X démontre une nouvelle fois son incapacité ou son refus à prévenir la diffusion de contenus négationnistes par ses propres outils », souligne de son côté SOS Racisme.





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