le guérillero le plus recherché du pays menace de perturber la présidentielle

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By InfoHunter



Après les bombardements ordonnés par le président de la Colombie contre l’un des groupes d’Ivan Mordisco, le guérillero le plus recherché du pays a menacé de perturber la présidentielle. 

Une menace directe. Alors que la route vers les élections de 2026 est déjà marquée par l’assassinat du sénateur de l’opposition Miguel Uribe en août dernier, le guérillero le plus recherché de Colombie, connu sous le nom d’Ivan Mordisco, a menacé dans une vidéo diffusée ce mardi de perturber l’élection présidentielle prévue en 2026 dans le pays. 

«Nous voulions que le processus électoral de 2026 se déroule avec le moins de traumatismes possible, mais face à l’avancée de camps bellicistes, nous n’avons pas d’autre choix que de prendre position pour défendre les territoires», a-t-il déclaré. 

Des menaces prises au sérieux par le président colombien, au vu des bombardements ordonnés par ce dernier contre le groupe armé d’Ivan Mordisco qui ont fait au moins 28 morts la semaine dernière. 

«Une déclaration de guerre» 

En effet, sous la pression des États-Unis, présents en mer des Caraïbes avec des navires militaires et exigeant une intensification de la lutte contre le trafic de drogue, neuf guérilleros ont été tués lors d’un bombardement de l’armée colombienne près de la frontière avec le Venezuela, ce samedi. 

Un événement survenu quelques jours après que l’armée a annoncé la mort de 19 autres membres de groupes dissidents, dirigés par Iván Mordisco, de l’ancienne guérilla des FARC (Forces armées révolutionnaires de Colombie). Pour le chef en fuite, il s’agit d’une «déclaration de guerre» de la part du chef d’État colombien, qui lui-même est un ancien guérillero. 

Les actes de Gustavo Petro démontrent «une complaisance avec les Américains avides du sang des enfants colombiens», a dénoncé Iván Mordisco. Le président lui-même et les autorités ont reconnu qu’au moins 15 mineurs avaient été tués dans quatre bombardements depuis août, déclenchant l’indignation dans le pays. 

Le gouvernement offre une récompense d’un million de dollars pour le chef guérillero, dont la faction dissidente contrôle la production de cocaïne dans plusieurs régions du pays et qui rejette l’accord de paix de 2016 ayant abouti au désarmement des ex-Farc.



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