de la prison ferme requise contre une famille de pharmaciens soupçonnés d’avoir escroqué la Sécu

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By InfoHunter



Soupçonnée d’avoir escroqué l’Assurance maladie et des organismes sociaux pour un montant d’au moins 800.000 euros, une famille de pharmaciens du Pays basque est poursuivie pour escroquerie, abus de biens sociaux et fraude fiscale. De la prison ferme a été requise.

Un contrôle à l’origine de l’affaire. Une famille de pharmaciens du Pays basque est jugée par le tribunal de Bayonne pour avoir escroqué au moins 800.000 euros à la Sécurité sociale.

Le parquet a requis à l’encontre de trois membres de cette famille, le fils âgé de 44 ans et ses parents de 76 et 77 ans, de la prison ferme et 250.000 euros d’amende. Dans le détail, le procureur de la République a requis un an de prison avec sursis pour la mère, trois ans avec sursis pour le père et jusqu’à un an de prison ferme pour le fils.

En 2017, une «atypie dans la facturation» de la pharmacie du fils avait motivé un contrôle de la Caisse primaire d’assurance maladie. L’enquête a ensuite remonté le fil d’entreprises familiales pensées «comme un système extrêmement lucratif», a détaillé le parquet.

Au total, au moins 800.000 euros auraient ainsi été soutirés à la Sécurité sociale entre 2009 et 2018, selon la CPAM et la Mutuelle sociale agricole (MSA). Un montant fermement contesté par les prévenus et leurs avocats.

Des médicaments non-délivrés et des ordonnances falsifiées

A la barre, le fils a admis un «mauvais choix», guidé par «l’envie de réussir comme ses parents». Il a reconnu avoir facturé à l’Assurance maladie des médicaments onéreux pour traiter des affections de longue durée via des ordonnances falsifiées ou réutilisées, sans jamais les acheter ou les délivrer ensuite.

Son avocat, Me Antoine Tugas, a défendu un pharmacien qui «a fauté» et exprimé «son repentir», demandant une peine avec sursis.

Le père, auquel il est reproché un «même mode opératoire» que son fils, fait, lui, valoir une gestion de «bon sens paysan», tandis que son épouse, soupçonnée uniquement de blanchiment de fraude fiscale, s’est défaussée sur son expert-comptable, qu’elle accuse de «mauvaises écritures».

Tous sont soupçonnés d’avoir utilisé les fonds de leurs sociétés à des fins personnelles, «comme une banque» selon le parquet. Ce dernier pointe un mobile «purement financier», visant à «s’enrichir toujours plus» et des prévenus «héréditairement escrocs».

La décision du tribunal de Bayonne est attendue le 17 février 2026. 



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