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Un Français sur dix est en situation de précarité énergétique. Ils sont également de plus en plus nombreux à souffrir du froid, ou à avoir du mal à payer leurs factures de gaz et d’électricité. Certains peinent aussi à rénover leur maison, car les aides tardent à arriver.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder en intégralité.
Radiateurs électriques, calfeutrage des aérations… À l’approche de l’hiver, Hyppolite Thiébot fait avec les moyens du bord pour se protéger du froid. Mais le père de famille est inquiet. Un an après avoir fait sa demande MaPrimeRénov’ pour isoler sa maison, il n’a encore eu aucune réponse. « Aujourd’hui, on ne sait pas se projeter financièrement. On ne sait pas où nous en sommes, ce que nous devrions dépenser ensuite pour la PrimeRénov’, quel est le montant de prise en charge », déplore le professeur d’EPS.
L’Anah, l’Agence nationale de l’Habitat, qui gère le traitement des dossiers, fait face à un très grand nombre de demandes. Elle a même dû suspendre le dispositif cet été pendant trois mois. Un manque de visibilité sur le long terme. Pourtant, selon la Fondation pour le Logement des Défavorisés, les aides MaPrimeRénov’ sont cruciales pour de très nombreux Français.
« Dans les dossiers qui sont arrivés à l’Anah pour MaPrimeRénov’, plus de la moitié proviennent de ménages très modestes. Donc ils ont absolument besoin de cette aide pour réaliser ces travaux, car ce sont des ménages qui sont au SMIC, un SMIC et demi, ou au minima social », souligne Manuel Domergue, directeur des études pour la Fondation pour le Logement des Défavorisés.
Selon l’Agence nationale de l’Habitat, le délai moyen d’instruction des dossiers est de quatre mois, mais elle reconnaît des différences selon les territoires et les situations.