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La nouvelle génération de travailleurs n’hésite pas à se mettre en scène lorsqu’elle démissionne, publiant même parfois les images le jour J sur les réseaux sociaux. Ce qui n’est pas sans risque pour l’avenir…
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder en intégralité.
Elles cumulent des millions de vues sur le réseau social TikTok, et bouleversent les codes du monde du travail : des vidéos où des salariés se filment en train de démissionner. Ce phénomène, c’est le « Quittoking ».
Une tendance dans laquelle s’est engouffrée Marine Chercheval, 28 ans. En janvier, l’aide-soignante poste une vidéo d’elle en train de danser pour fêter son départ. « Je voulais un peu briser le tabou sur la démission, que ce soit aussi quelque chose de fun, parce que ce n’est pas forcément négatif. Ça m’a soulagée, je me suis dit que j’apportais peut-être aussi quelque chose dans la vie des gens », dit-elle.
Luce, à tout juste 20 ans, a déjà claqué la porte d’un job étudiant. « Ça ne se passait pas bien, donc j’ai fini par démissionner. J’ai dit : ‘Au revoir, je m’en vais, ce n’est pas possible.’ Je trouve que c’est bien de dédramatiser, dans un sens où ce n’est pas non plus la fin du monde. On ne va pas s’arrêter de vivre parce qu’on démissionne d’un travail », argue la jeune fille. « C’est la génération qui ose. Parfois, il faut savoir dire non, je me tire, je me barre », estime de son côté Giovanni Kuate, 31 ans, équipier en restauration.
Mais pour certains, poster sa démission en ligne est une mauvaise idée. « Le salarié, lui, se grille parce que tout ce qui est sur les réseaux maintenant, on le retrouve facilement. C’est dur d’effacer ce qu’on publie« , avance Lucas Tabardel, 26 ans, ingénieur.
En France, les auteurs de ces vidéos risquent gros s’ils donnent des détails sur leur ancienne entreprise, selon l’avocat en droit du travail Nicolas Mancret. « Accuser son ex-employeur de harcèlement ou évoquer des conditions de travail déplorables, ce sont des propos diffamatoires. Et la diffamation est pénalement sanctionnée », souligne-t-il. Selon une étude, 66% des jeunes envisagent de quitter leur entreprise dans un futur proche.
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