
Plus qu’une simple routine quotidienne, la ceinture de sécurité est avant tout un dispositif de prévention face aux accidents de la route. Obligatoire dans la majeure partie de l’Europe, un seul État déroge à la règle.
A chaque règle son exception. Si la ceinture de sécurité est obligatoire en France et dans quasiment tous les pays d’Europe, ce n’est pas le cas à Monaco. Interrogé par Monaco Hebdo en 2022, le département de l’intérieur estimait que cela n’était pas nécessaire, notamment en raison de la réglementation à 50 km/h maximum :
«La protection offerte par la ceinture de sécurité est intrinsèquement liée à la vitesse à laquelle évolue le véhicule concerné. Or, la principauté a, de tout temps, été moins exposée aux risques engendrés par la conduite d’un véhicule à haute vitesse, du fait de la configuration du territoire monégasque, majoritairement constitué de rues étroites ou sinueuses, d’une règlementation particulièrement contraignante (30 et 50 km/h maximum), et d’une vigilance de tous les instants des services de police, quant au respect des limitations de vitesse.»
Cependant, lors des débats sur la nouvelle loi monégasque sur la sécurité routière, des élus ont exprimé leur désaccord avec la majorité du Conseil national lors d’une interview avec Nice Matin. Ils plaident désormais pour l’instauration du port obligatoire.
Nathalie Amoratti-Blanc, élue depuis 2013, a notamment rappelé qu’il s’agissait d’un dispositif «validé et vérifié pour son efficacité dans quasiment tous les pays du monde». Christine Pasquier-Ciulla, élue en février 2023, propose de son côté de l’imposer au moins le soir, quand les sorties arrosées augmentent les risques.
Pour rappel, en France, si le conducteur d’une voiture ne porte pas sa ceinture de sécurité, il encourt une contravention de 4e classe. Cela signifie une perte de 3 points sur son permis ainsi qu’une amende forfaitaire de 135 euros.