Sacy-le-Petit, 640 habitants et des idées pour maintenir en vie le territoire

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By InfoHunter



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Direction Sacy-le-Petit, une petite commune rurale de l’Oise. Commerces, école… Comment le village se maintient-il en vie ?

Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder en intégralité.


Sacy-le-Petit (Oise) : 640 habitants, l’une de ces communes à l’écart des grands axes. Reportage dans les yeux de Français qui bataillent pour maintenir en vie leur village. Aux premières heures de la journée, une fenêtre allumée : ici travaille la famille Noël, charcutiers de père en fils. Depuis qu’Éric Noël a pris la suite de son père, il a décidé de se passer de la boutique. Là où sa mère, Danielle, servait autrefois les clients du village. « Il n’y a pas assez de clients à la boutique pour que je puisse rester là toute la journée. Ce n’est pas possible », assure Eric.

La boucherie Noël était le dernier commerce du village. Dorénavant, Éric prépare sa viande chaque matin avec son père, 81 ans, qui refuse de rendre son tablier avant de prendre la route pour huit heures de tournée. « Je suis obligé, il faut aller chercher mes clients », dit-il, tout en admettant qu’il « aime bien » passer de village en village. « Je trouve que c’est joli. Je suis né ici aussi. C’est mon coin », poursuit Éric.

Pour les clientes d’Éric Noël, c’est aussi une manière de rompre avec l’isolement. « L’âge faisant, ça m’arrange bien« , reconnaît une femme. Les habitants âgés et isolés, peuplent les maisons de Sacy-le-Petit. « À 93 ans, Mireille Dauwe n’a pas sa langue dans sa poche. Elle regrette l’époque où les commerces faisaient vivre le village. « Les gens, ils ne sortent plus. Ils sont chez eux, les ordinateurs, la télévision, les trucs comme ça. (…) [Avant] il y avait un café, alors on se retrouvait entre amis », déplore-t-elle. Mireille Dauwe va renoncer à conduire. Alors, pour aller au supermarché ou chez le coiffeur, elle compte sur un transport à la demande, qui vient la chercher devant chez elle, et est financé par la mairie.

Elle aussi veut rompre l’isolement des habitants. Murielle Langelus, maraîchère, a ouvert sa petite boutique à Sacy-le-Petit, pour rendre le bourg plus attractif. « S’il n’y a pas de nouveau couple avec des enfants qui s’installent, quand vous voyez des enfants qui courent dans les rues… Quand il n’y en a plus, c’est la mort du village« , avance-t-elle. À l’heure de la sortie des classes, justement, l’équipe de France Télévisions croise Floriane Gobin, partie récupérer ses enfants. « Le petit, il y a un regroupement scolaire, donc il est à l’école maternelle du village à côté. Et mon grand, il est à l’école primaire au bout de la rue », dit-elle.

Sacy-le-Petit a donc gardé son école primaire. Et dans le village voisin, la maternelle est desservie par un bus. Chaque commune conserve ainsi son école. L’école, une condition pour vivre dans un village ? « Oui. Elle a fermé il y a quelques années. Sans ça, non. Je ne me vois pas prendre la voiture tous les jours », glisse Floriane Gobin.

Charge donc aux élus, comme François Morenc, maire (PS) de Sacy-le-Petit, d’être inventifs pour maintenir en vie leur territoire. « Mais c’est vrai que c’est devenu quand même relativement difficile. Qui voulez-vous qui le fasse à notre place ? L’État ? On n’a plus le service de l’État. Ce n’est pas l’État qui pourra faire le travail que l’on fait« , tranche-t-il. Des bourgs un peu oubliés, disent-ils, mais qui restent aux yeux de ces Français des refuges, loin des problèmes des grandes villes.

Entreprises.gouv

Le fonds de soutien au commerce rural

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