
La marque de boissons énergisantes Red Bull est visée par une enquête de l’Union européenne concernant des présumées pratiques anticoncurrentielles.
La Commission européenne a annoncé, ce jeudi 13 novembre, l’ouverture d’une enquête contre le fabricant autrichien de boissons énergisantes Red Bull, soupçonnée d’avoir abusé de sa position dominante afin de restreindre illégalement la concurrence.
Selon l’institution, l’entreprise aurait développé une stratégie à l’échelle européenne, visant à «réduire la compétition sur les boissons énergisantes de plus de 250 ml» dans les points de vente comme les supermarchés et stations-service.
Concrètement, Red Bull aurait proposé divers avantages aux distributeurs afin qu’ils retirent de leurs rayons ou mettent moins en valeur les produits concurrents, notamment les boissons énergisantes de son principal rival américain Monster Energy.
En outre, la société aurait profité du fait que certains magasins lui délèguent l’assortiment, le placement et la promotion de ses boissons énergisantes pour avantager ses propres produits.
Des perquisitions menées en 2023
Cette tactique déloyale aurait été mise en œuvre au moins aux Pays-Bas, où l’entreprise occuperait une position dominante sur le marché national de gros des boissons énergisantes de marque.
«Nous souhaitons déterminer si ces pratiques contribuent au maintien de prix élevés et limitent le choix de boissons énergisantes pour les consommateurs», a déclaré Teresa Ribera, commissaire européenne à la concurrence.
En mars 2023, l’administration avait déjà mené des perquisitions dans les locaux du groupe autrichien et de ses filiales dans plusieurs États membres. Le recours juridique de Red Bull a été rejeté en octobre par le Tribunal, qui a estimé que l’inspection n’était ni arbitraire ni disproportionnée.
Les violations des règles antitrust de l’UE peuvent entraîner des amendes allant jusqu’à 10% du chiffre d’affaires annuel mondial des entreprises concernées.