la veuve de l’institutrice porte plainte contre l’Education nationale pour « harcèlement »

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By InfoHunter


L’institutrice Caroline Grandjean s’était suicidée le jour de la rentrée scolaire après avoir été la cible de propos homophobes. La plainte vise également le maire du village de Moussages.


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Une marche blanche est organisée à Aurillac, le 7 septembre 2025, en mémoire de l'institutrice Caroline Grandjean, qui s'est suicidée après avoir été la cible de propos homophobes. (PHOTOPQR / LA MONTAGNE / MAXPPP)

Une marche blanche est organisée à Aurillac, le 7 septembre 2025, en mémoire de l’institutrice Caroline Grandjean, qui s’est suicidée après avoir été la cible de propos homophobes. (PHOTOPQR / LA MONTAGNE / MAXPPP)

Elle avait annoncé sa volonté de porter plainte, c’est désormais chose faite. Christine Paccoud, la veuve de Caroline Grandjean, l’institutrice qui s’était suicidée dans le Cantal le jour de la rentrée scolaire après avoir été la cible de propos homophobes, a porté plainte contre l’Education nationale pour « harcèlement », a annoncé à l’AFP la procureure d’Aurillac, mercredi 12 novembre.

La plainte vise également le maire du village de Moussages (Cantal), où est située l’école primaire dont elle avait aussi été la directrice. La plainte a été déposée par sa veuve Christine Paccoud, a ajouté la procureure Sandrine Delorme, sans davantage de précisions. L’avocat de  Christine Paccoud, Stéphane Juillard, a assuré à l’AFP qu’il préparait d’« autres procédures » en plus de cette plainte.

Christine Paccoud avait annoncé sa volonté de porter plainte pour « manquements » à la mi-septembre, dans un entretien publié aux journaux du groupe Ebra, mais elle avait ensuite annoncé vouloir observer une « phase de repos » face au « flot et l’emballement médiatique ». Caroline Grandjean, 42 ans, était la cible depuis septembre 2023 de harcèlements en raison de son homosexualité et s’est donnée la mort le 1er septembre 2025 à Anglards-de-Salers, près de son domicile, un drame qui a suscité l’émoi dans le monde enseignant.

Des tags « sale gouine » et « gouine = pédophile » avaient notamment été découverts sur les murs de son école de Moussages, un village du Cantal de 200 habitants. Une enquête avait été ouverte après ces inscriptions mais classée sans suite en mars 2025 « en l’absence de faits nouveaux », avait alors annoncé le parquet. Le ministère de l’Education nationale a de son côté diligenté une enquête administrative sur le décès de Caroline Grandjean.





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