près de 30 degrés enregistrés dans le Sud-Ouest

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By InfoHunter



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27 degrés à Biarritz, 21 à Bordeaux, 19 à Lyon ou encore près de 30 à Trois-Villes, dans les Pyrénées-Atlantiques : les températures ont été exceptionnellement douces, mercredi 12 novembre. Si certains François ont profité des terrasses; la nature, elle, est complètement déboussolée.

Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder en intégralité.


Sur le bassin d’Arcachon (Gironde), aucun problème pour se mettre à l’eau, dans l’après-midi du mercredi 12 novembre. « Ça fait beaucoup, beaucoup de bien pour le corps, pour l’esprit, pour tout », se réjouit une baigneuse. Jusqu’à 21 degrés ont été enregistrés au thermomètre, de quoi ravir des touristes. « C’est agréable. Moi, je signe à demain chaque année pour ça« , s’amuse un homme. « Là, on est au mois de novembre, on a l’impression d’être vers la fin de l’été, mais certainement pas à l’automne« , ajoute une femme.

La vague de douceur, inhabituelle, concerne toute la France : près de 30 degrés au pied des Pyrénées, presque 15 de plus que la normale, et 20 degrés ont été enregistrés à Toulouse (Haute-Garonne). La douceur est même remontée au nord de la Loire avec 18 degrés à Tours (Indre-et-Loire), soit 7 de plus que d’habitude.

Les températures douces provoquées par une dépression au large de l’Atlantique, qui fait remonter de l’air du Maroc et de l’Espagne, un air de plus en plus chaud avec le réchauffement climatique. « Si je fais référence à mon enfance ou à mon adolescence dans les années 70-80, ça aurait été quasiment impossible d’avoir des températures aussi élevées. Mais aujourd’hui, le caractère exceptionnel des températures devient normal dans un climat qui est réchauffé par l’influence humaine », explique Christophe Cassou, climatologue à l’École normale supérieure.

Un climat plus chaud qui perturbe déjà les récoltes d’un agriculteur. Matthieu Badillé est maraîcher près de Tours. Cette année, 30% de ses navets sont invendables, infestés par les larves d’une mouche : « Les mouches sont naturellement présentes dans la nature. Ça, c’est tous les ans, il y en a. Et là, il y en a plus que d’habitude, certainement dû à la douceur de l’automne qu’on a eue cette année. »

Dans la parcelle voisine, les choux, eux, se portent bien, même un peu trop. Ils risquent d’arriver à maturité rapidement et de ne pas trouver preneur sur les marchés. « Si au moment où ils vont être bons à ramasser il continue à faire doux comme ça… On n’a pas envie de manger du chou quand il fait 20 degrés », avance le maraîcher. Il fera encore plus chaud jeudi. La vague de douceur devrait durer jusqu’à samedi.





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