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Après la suspension de la réforme des retraites, les députés ont voté mercredi 12 novembre en faveur de la suppression de l’article 44 du projet de loi de finances pour la Sécurité sociale, qui prévoyait le gel des prestations sociales en 2026. Les députés ont voté en faveur de sa suppression en première lecture, avec 308 voix pour et 99 contre. La gauche, le Rassemblement national et Les Républicains ont voté pour effacer cette mesure du texte, contre l’avis du gouvernement. Suivez notre direct.
• Les députés approuvent la suspension de la réforme des retraites. Exigée par les socialistes pour ne pas censurer le gouvernement Lecornu, la suspension de la réforme des retraites a été adoptée par les députés, en première lecture, à 255 voix pour et 146 contre. Par la voix du ministre délégué en charge des Relations avec le Parlement, Laurent Panifous, le gouvernement avait fait part de sa sérénité face à l’adoption de ce texte. Au micro de Sud Radio, plus tôt dans la journée, il avait estimé qu’il y avait « une majorité à l’Assemblée nationale pour suspendre la réforme des retraites ». « Je pense (et souhaite) que la suspension sera actée tout à l’heure », avait-il prédit.
• Un pas avant une « abrogation » pour le RN. Ouvrant les débats sur la suspension de la réforme des retraites, Marine Le Pen, la présidente du groupe Rassemblement national, a étrillé les autres partis sur leur position, dénonçant « les ententes et arrangements ». « Nous serons les seuls à être cohérents, nous allons voter pour suspendre en attendant l’abrogation de la réforme Borne », a-t-elle lancé dans l’hémicycle.
• LFI et le PC fustigent un simple « décalage » de la mesure. La cheffe de file des députés insoumis, Mathilde Panot, a dénoncé « une arnaque » concernant cette mesure, qu’elle nomme « un décalage » et non « une suspension ». Confirmant le vote contre de son groupe, elle a conclu en déclarant que « nous ferons la retraite à 60 ans ». « C’est un décalage de trois mois et rien d’autre, payé par les assurés sociaux et les retraités. Il y a bien une entourloupe », a abondé le président du groupe PCF, Stéphane Peu. « On ne votera pas un décalage de trois mois. »
La CGT espère une « brèche dans un totem du macronisme ». Sur BFMTV, la secrétaire générale de la CGT, Sophie Binet, a appelé « les députés à demander au gouvernement de tenir vraiment parole et de mettre en place une vraie suspension de la réforme ». Elle estime que ce ne serait pas le cas en l’état : « Le problème, c’est que les 64 ans restent dans la loi, leur application est seulement décalée d’une génération. » Elle a aussi confirmé un appel à la grève et la manifestation le 2 décembre contre un budget qui « reste catastrophique ».