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À Angoulême (Charente), le célèbre festival de BD est aujourd’hui menacé. Les appels à boycotter l’événement en janvier 2026 se multiplient. De grandes maisons d’édition mais aussi des auteurs ont déjà prévenu qu’ils ne seraient pas présents.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder en intégralité.
L’annonce sonne comme un coup de tonnerre. Face à ce qu’il décrit comme un danger de mort pour le festival de BD d’Angoulême, les plus célèbres éditeurs de BD comme Dargaud, Dupuis ou Le Lombard ne participeront pas à la 53e édition. Ils s’ajoutent aux vingt-deux lauréats du Grand Prix, à l’origine du boycott. Une situation qui inquiète particulièrement le maire de la capitale de la BD. « Ce qui compte, c’est le festival puisque désormais, avec l’annonce des autrices, des auteurs et des éditeurs, il est inconcevable. Je dis bien inconcevable pour Angoulême de ne pas avoir d’édition en 2026 », estime le maire de la ville, Xavier Bonnefont.
La raison de cette colère : la reconduction de la société privée 9e Art Plus comme organisatrice. Les auteurs l’accusent de dérives commerciales, d’opacité et remettent en cause les pratiques managériales. « Les auteurs sont le cœur de l’événement et ils sont généralement mis de côté. Plus ça va, plus c’est le cas », déplore Nathalie Ferlut, auteure de bande dessinée.
Au total, plus de 2 000 personnes ont appelé au boycott du festival de BD connu dans le monde entier. L’événement doit se tenir du 29 janvier au 1er février 2026.