les photographes français amoureux du pays

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By InfoHunter



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Réhahn est un photographe passionné, installé au Vietnam depuis 14 ans. Un pays dont la culture et l’histoire lui inspirent des clichés impressionnants et célèbres dans le monde entier, notamment ceux des tribus ethniques amenées à disparaître un peu plus chaque jour.

Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder en intégralité.


Depuis 14 ans, un Normand a choisi de se perdre dans un dédale de ruelles, à l’autre bout du monde. Son chemin vers la France, Réhahn ne l’a jamais retrouvé. En 2011, il vend sa voiture et son imprimerie pour s’installer au Vietnam. « Ce qui me plaît, c’est toutes ces ruelles, c’est la douceur de vivre et la gentillesse des Vietnamiens », explique Réhahn, photographe originaire de Bayeux (Calvados).

Les équipes de France Télévisions se sont rendues à Hội An, la ville la plus pittoresque du sud du Vietnam. Célèbre pour ses façades jaunes et ses lanternes multicolores, elle attire les touristes du monde entier. Un patrimoine architectural, mais aussi artisanal. Le décor de carte postale est devenu l’atelier à ciel ouvert de Réhahn.

Ce jour-là, il capture un savoir-faire vieux de cinq siècles : la poterie en argile. « Ce métier existe depuis très longtemps, il vient de mes arrières-arrières-grands-parents. Et je fais un peu partie de la dernière génération. Alors je dois continuer et le transmettre à mon tour », explique une femme.

Loin des zones touristiques, sur son scooter, Réhahn part en quête des plus beaux villages de la région. Des coins cachés et certains se méritent. Réhahn en a cherché un pendant plus de 10 ans. Sur place, les mamies raccommodent des filets de pêche avec patience. Elles sont ses modèles préférés. « J’en ai photographiées pendant plus d’une quinzaine d’années. J’ai photographié toutes les mamies que j’ai pu trouver au Vietnam, que ce soit pour les ethnies ou les artisans ou dans la vie de tous les jours. Je me sens bien avec ces mamies et je pense qu’elles me le rendent bien », explique-t-il.

Et le Normand a plutôt la cote auprès des grands-mères. Si bien qu’il en a photographié des centaines. Autant de clichés qu’il affiche dans son musée. Pendant dix ans, il a sillonné le pays avec un projet fou : tirer le portrait des 54 ethnies du Vietnam. « Je veux que dans 20 ans, dans 30 ans, quand je ne serai plus là, que les gens puissent venir ici, et dire : tiens, c’était ça le Vietnam », partage Réhahn.

Sa collection fascine les touristes, comme un couple venu de Belgique. « De nos jours, j’ai l’impression que tout le monde commence à se ressembler un petit peu à force de voir les réseaux sociaux, etc. Et c’est magnifique de voir qu’il y a des ethnies qui ne sont pas encore tant touchées que ça par le modernisme », commente une touriste. 





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