
Voilà des années que ce philanthrope rescapé du régime nazi, se place comme l’ennemi de Donald Trump. En août dernier, le président américain avait même demandé à ce qu’il soit poursuivi en justice pour avoir soutenu, selon lui, des manifestations violentes à travers le pays.
Financier reconnu à Wall Street, philanthrope et rescapé du régime nazi, George Soros est pour ainsi dire devenu la bête noire de Donald Trump et autres MAGA. En août dernier, le président américain avait même demandé à ce que le milliardaire et son fils soient poursuivis en justice pour avoir soutenu, selon lui, des manifestations violentes à travers le pays.
Ils «devraient être poursuivis en vertu de la loi RICO pour leur soutien aux manifestations violentes, et bien plus encore, partout aux Etats-Unis d’Amérique», avait-t-il écrit sur son réseau Truth Social, faisant référence à une loi fédérale sur les organisations criminelles. George Soros et «son groupe de psychopathes ont causé d’énormes dégâts à notre pays !», a avait-il ajouté, sans donner plus de détails.
Né en 1930 à Budapest, en Hongrie, George Soros est aujourd’hui âgé de 95 ans. Son parcours est atypique. Juif rescapé du régime nazi, il a fait des études de philosophie avant de se lancer dans la finance à Londres. Plus tard, il a débarqué aux Etats-Unis où il a fait des ravages à Wall Street en spéculant sur les marchés financiers.
Colis piégé
En 1979, il crée sa fondation, l’Open Society Foundations (OSF). Celle-ci vise à financer des organisations «indépendantes travaillant pour les droits, l’égalité et la justice». Son ascension a été fulgurante. Dans les années 2000, il fait partie des dix plus grandes fortunes des Etats-Unis.
Soutien actif du parti démocrate, il s’oppose dès 2016 à Donald Trump. Un an plus tard au Forum de Davos, il n’a d’ailleurs pas hésité à déclarer le fond de sa pensée à l’égard du chef d’Etat américain. «Le président Trump est un escroc et le narcisse ultime qui veut que le monde tourne autour de lui», a-t-il assuré.
Détesté par les groupes d’extrême droite aux États-Unis et en Europe, George Soros devient vite la cible de menaces et de théories. En 2018 par exemple, un explosif est retrouvé dans sa boîte aux lettres. Le colis piégé avait été envoyé par le pro-Trump et anti-démocrates Cesar Sayoc. Ce dernier avait d’ailleurs été condamné à 20 ans de prison pour ces faits.