Le profil «maléfique» de Taha Oualidat

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By InfoHunter



Taha Oualidat, meurtrier présumé de Philippine, présente depuis l’enfance un profil inquiétant, affichant des similarités avec celui de Dahbia Benkired, la meurtrière de Lola. Les experts ont décelé en lui une personnalité manipulatrice.

Une expertise glaçante. Le 20 septembre 2024, Taha Oualidat enlevait Philippine à quelques pas de l’université Paris-Dauphine. Le lendemain, le corps de cette dernière était retrouvé en bordure du Bois de Boulogne. Le meurtrier présumé, Taha Oualidat, un Marocain de 22 ans sous OQTF, était interpellé en Suisse le 24 septembre 2024. 

On en sait plus sur le profil de cet individu, aujourd’hui âgé de 23 ans. Les professionnels qui l’ont expertisé livrent au Figaro des éléments clés de sa personnalité, qui depuis l’enfance, est terrifiante.   

Arrivé en France en juin 2019 à l’âge de 17 ans, Taha Oualidat commettait son premier crime trois mois plus tard, en violant une étudiante de 23 ans. Condamné le 5 octobre 2021 à 7 ans d’emprisonnement, il est pourtant libéré en juin 2024. Trois mois plus tard, il récidivait, mais cette fois-ci il tuait Philippine, sa nouvelle victime. 

Devant les enquêteurs, il répétait ne se souvenir «de rien». Lors de sa première condamnation, il avait déjà opté pour cette posture de l’amnésie. Dans le cas du meurtre de Philippine, il a expliqué que des «flash-back» lui étaient revenus, après avoir consommé du Tramadol et de la vodka, lui rappelant qu’il avait «fait quelque chose de grave». Il affirmait vouloir «rencontrer un professionnel pour retrouver la mémoire».

Un enfant «incontrôlable qui faisait n’importe quoi»

«Depuis qu’il est bébé, il est bizarre. Il pleurait tout le temps», témoignait la mère du jeune homme, devant les enquêteurs en novembre 2024. «Un jour, sa tête s’est mise à grossir. Les médecins ont dit que c’était dû à de la magie». Selon elle, c’est l’intervention d’une magnétiseuse qui aurait permis de dégonfler la tête de l’enfant. Un témoignage curieux qui laisse penser que les conditions de développement de Taha Oualidat n’étaient pas optimales. «Il m’a dit une fois qu’il avait quelque chose dans le corps, le diable», racontait sa mère. 

Même son de cloche du côté de son père, qui décrit «un esprit maléfique» qui «faisait peur à ses sœurs», et au reste de la famille, qui refusait de le recevoir. De son côté, il a expliqué entendre «des voix dans sa tête» qui lui disaient «des trucs atroces» depuis qu’il est «petit». 

Sa sœur cadette, qui le trouve «bizarre» depuis «tout petit» émet l’hypothèse qu’il a peut-être «un problème mental et qu’il doit se faire soigner». Hypothèse balayée par l’expertise psychiatrique. 

Aucune maladie mentale mais «des similitudes» avec Dahbia Benkired

La professionnelle qui a expertisé Taha Oualidat et a rendu son verdict en juin 2025 est formelle : celui-ci ne souffre d’aucune maladie mentale. Son discernement n’était ni altéré, ni aboli, au moment des faits. 

Concernant les «voix» que le suspect entendrait, la professionnelle les assimile à «des éléments de manipulation» utilisés pour «brouiller les pistes». L’expert psychologue a livré un rapport aux conclusions similaires. Il est «hautement peu probable» que le suspect n’ait aucun souvenir.

La psychiatre qui s’est occupée de Taha Oualidat avait aussi expertisé Dahbia Benkired, la meurtrière de Lola, condamnée à la réclusion criminelle a perpétuité incompressible. Et les deux conclusions comportent des similitudes. 

Ils ont tous les deux une tendance à la psychopathie» et à la «déresponsabilisation». Deux individus, mais une stratégie similaire visant à manipuler les enquêteurs. Dans les prochains mois, Taha Oualidat sera soumis à d’autres expertises qui permettront peut-être d’en savoir encore plus sur sa personnalité et «expliquer» son passage à l’acte. 



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