
Lors de l’examen du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS), l’Assemblée nationale a voté en faveur d’un amendement visant à étendre la prise en charge du dépistage du cancer du sein aux femmes âgées de 40 ans. Celui-ci devra désormais être approuvé par le Sénat.
Le souhait de voir les femmes mieux protégées. Les députés poursuivent l’examen du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS). Et après avoir adopté le volet sur les «recettes» samedi, les parlementaires débattent désormais des «dépenses».
Ce dimanche matin, l’Assemblée nationale a voté favorablement un amendement, déposé par la députée RN Marine Hamelet, visant à étendre la prise en charge du dépistage du cancer du sein aux femmes âgées de 40 ans. Il sera désormais examiné par le Sénat, qui décidera, ou non, de le conserver.
« Cet amendement a été nourri par la fréquentation récente que j’ai eu des services de chimiothérapie » : @marine_hamelet propose d’évaluer la pertinence de l’extension de la prise en charge du dépistage du cancer du sein à partir de 40 ans. L’amendement est adopté. #DirectANpic.twitter.com/vVscz6vfx2
— LCP (@LCP) November 9, 2025
Selon l’Assurance Maladie, le dépistage du cancer du sein est organisé pour les femmes âgées entre 50 et 74 ans. Chaque année en France, plus de 60.000 femmes sont diagnostiquées atteintes du cancer du sein. Cette pathologie est aujourd’hui la première cause de décès par cancer chez les femmes.
Le taux d’incidence le plus élevé au monde
Selon une étude du Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), datant de mars 2024, la France détiendrait le record du taux d’incidence du cancer du sein le plus élevé du monde, avec 105,4 cas pour 100.000 femmes. Pour mieux prévenir cette maladie, le précédent gouvernement, de François Bayrou, avait saisi la Haute autorité de santé (HAS) afin d’abaisser l’âge du dépistage.
Le gouvernement «proposera rapidement de pouvoir étendre et intensifier les campagnes de dépistage pour cibler particulièrement les populations à risque et de diminuer la strate d’âge pour pouvoir aller chercher plus tôt ces cancers qui sont guérissables quand on les dépiste au plus tôt», avait indiqué l’ancien ministre de la Santé Yannick Neuder, dans un communiqué, préconisant d’abaisser l’âge du dépistage à 45 ans.