un homme tue une octogénaire de 11 coups de couteau «pour 350 euros»

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By InfoHunter



Un suspect a avoué avoir tué une femme de 81 ans dont le corps poignardé avait été découvert dans son appartement de Voiron (Isère) fin octobre, pour 350 euros, utilisés ensuite pour des achats du quotidien.

Elle avait reçu onze coups de couteau, dont quatre mortels, principalement au thorax et à l’abdomen. À Voiron, commune de l’Isère située à une vingtaine de kilomètres de Grenoble, le meurtre d’une femme âgée secoue la ville depuis la fin du mois d’octobre. Le corps de la victime, une octogénaire fragile et isolée, avait été découvert le 28 octobre dans son appartement, gisant depuis deux jours.

L’enquête s’est rapidement recentrée sur le compagnon de l’amie qui avait découvert la victime. Placé en garde à vue le 30 octobre, l’homme, âgé de 48 ans, ancien ambulancier, sans emploi ni domicile, a reconnu les faits. Devant les enquêteurs, il a avoué avoir utilisé la carte bancaire de la victime juste après l’agression, pour un total d’environ 350 euros de dépenses : achats alimentaires, réservation d’un billet de train et d’une nuit d’hôtel pour lui et sa compagne.

«Un décalage absolu entre la gravité des faits et le mobile»

Lors de sa conférence de presse, le procureur de Grenoble, Étienne Manteaux, a souligné l’extrême vulnérabilité de la victime : une femme mesurant 1m46, pesant 33 kilos, vivant seule, sans enfant et sans fortune. Le magistrat a décrit un crime «sordide», dont le mobile — la quête de quelques billets — témoigne d’une violence d’autant plus incompréhensible que les achats effectués après le meurtre étaient «d’une banalité désarmante».

Le suspect a affirmé ne pas avoir prémédité son geste, expliquant qu’il avait «vraiment besoin d’argent» mais n’avait «pas osé le demander». Il avait déjà été condamné en 2023 avec sursis pour violences sur ses enfants. Selon les enquêteurs, il s’est montré «relativement détaché» pendant ses auditions, tout en formulant des regrets «froids et distanciés».

La compagne de l’homme, avec qui il a partagé les dépenses post-crime, ne semble pas impliquée, selon le parquet. Aucune charge n’a été retenue à son encontre à ce stade.

 L’enquête se poursuit, notamment avec l’analyse de la vidéosurveillance et une expertise psychologique en cours pour cerner le profil du mis en examen. En attendant, ce dernier a été placé sous mandat de dépôt pour homicide volontaire aggravé, en raison de la vulnérabilité de la victime.



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