
Après avoir constaté que Shein ne proposait plus de «produits illicites», le gouvernement a annoncé ce vendredi que la plate-forme ne serait pas suspendue mais restera «sous surveillance rapprochée».
Shein échappe de peu à la suspension. La plate-forme chinoise, qui ne vend plus «aucun produit illicite», restera pour l’heure sous «surveillance rapprochée», a annoncé le gouvernement ce vendredi soir, se félicitant d’une «victoire fondamentale».
«Les procédures judiciaires à l’encontre de Shein continuent», a précisé le gouvernement, qui engagera également «dans les prochains jours de nouvelles procédures» à l’encontre d’autres plate-formes où a été constatée «la vente de produits illicites».
Poupées sexuelles et armes de catégorie A
C’est après avoir découvert que le site proposait à la vente de poupées sexuelles d’apparence enfantine et des armes de catégorie A que le gouvernement avait lancé une procédure à l’encontre de la plate-forme, la menaçant de suspension. Shein avait jusqu’à vendredi soir pour retirer les produits non conformes de son site.
En réaction, l’entreprise a alors suspendu «temporairement» les ventes réalisées sur son site français par des vendeurs tiers, sa «marketplace», ainsi que les ventes des produits Shein ne relevant pas du secteur de l’habillement.
Des produits «pas aux normes»
Jeudi à l’aéroport Roissy-CDG, l’intégralité des colis Shein ont été ouverts par les douanes. Des produits «pas aux normes» et parfois «destinés à un trafic illicite» ont été découverts, selon le ministre.
Sous la pression, le président exécutif de la plate-forme de vente en ligne avait envoyé mercredi une lettre au ministre, s’engageant à «respecter toutes les lois françaises» et proposant une entrevue.
Mais la France n’a pas encore dit son dernier mot. En plus de la procédure de suspension, la justice française a aussi été saisie par le gouvernement pour demander le blocage du site Shein. Et celle-ci, bien qu’accélérée, pourrait prendre quelques jours. La France tente également d’agir au niveau européen et a interpellé jeudi la Commission européenne pour sanctionner le site.