
Après environ deux semaines de procès pour l’attentat au couteau à Romans-sur-Isère (Drôme) survenu en 2020, faisant deux morts et cinq blessées, Abdallah Osman Ahmed sera fixé sur son sort ce vendredi 7 novembre.
Abdallah Osman Ahmed, l’assaillant soudanais présumé de l’attentat au couteau à Romans-sur-Isère (Drôme) le 4 avril 2020, qui a fait deux morts et cinq blessés, connaîtra sa sentence ce vendredi 7 novembre à l’issue de son procès devant la cour d’assises de Paris.
Pour ces assassinats à caractère terroriste, il risque la réclusion criminelle à perpétuité, mais cette peine pourrait être réduite à trente ans de prison si la cour retient l’altération de son discernement lors du drame.
Cinq ans auparavant, en plein confinement, l’accusé avait attaqué des passants et à des commerçants avec un couteau dans cette commune de 35.000 habitants. Parmi eux, Thierry Nivon, 54 ans, client d’une boucherie, et Julien Vinson, 43 ans, fils du gérant d’un café-théâtre, poignardé d’une vingtaine de coups de couteau devant sa femme et son enfant, sont décédés.
«Des voix» qui l’auraient guidé
L’assaillant avait également blessé cinq autres passants avant d’être maîtrisé par la police alors qu’il récitait une prière. Les témoins l’ont décrit comme «hypnotisé» et «possédé», agissant avec une froideur et un regard «vide».
Bien qu’il ait déclaré n’entretenir «aucun lien avec une organisation terroriste» et ne pas se considérer comme un «moudjahidine», des écrits à caractère religieux, où il déplorait de «vivre dans un pays de mécréants», ainsi que des fichiers et images de propagande jihadiste dans son téléphone ont été trouvés lors des perquisitions.
Incarcéré, Abdallah Osman Ahmed comparaît depuis le lundi 27 afin de répondre des chefs d’assassinats et de tentatives d’assassinats en relation avec une entreprise terroriste.
Durant l’instruction, l’accusé a reconnu les faits tout en affirmant ne plus s’en souvenir, évoquant «des voix» qui l’auraient guidé. Sur les trois expertises psychiatriques réalisées, deux ont conclu à une altération partielle de son discernement, liée au «déracinement, à l’isolement et au début du confinement». En revanche, la dernière a estimé que son discernement était aboli.