« 200 000 colis » bloqués et ouverts par la douane, « on n’arrêtera pas les contrôles tant que les normes ne seront pas respectées », prévient Amélie de Montchalin

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By InfoHunter


La ministre de l’Action et des Comptes publics est en déplacement à l’aéroport Paris-Charles de Gaulles (Val-d’Oise), jeudi, où les douanes bloquent les colis Shein en cours d’expédition.


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Amélie de Montchalin, ministre de l'Action et des Comptes publics, lors d'une conférence de presse le 16 juillet 2025, à l'Élysée. (LUDOVIC MARIN / AFP)

Amélie de Montchalin, ministre de l’Action et des Comptes publics, lors d’une conférence de presse le 16 juillet 2025, à l’Élysée. (LUDOVIC MARIN / AFP)

« On n’arrêtera pas les contrôles tant que les normes ne seront pas respectées », prévient Amélie de Montchalin, la ministre de l’Action et des Comptes publics, jeudi 6 novembre, depuis une opération d’envergure à l’aéroport Paris-Charles de Gaulles dans le Val-d’Oise, où les douanes bloquent les colis Shein en cours d’expédition.

« Aujourd’hui, c’est 100% de tous les colis arrivés depuis 24 heures qui sont bloqués, ce sont 200 000 colis qui seront ouverts par les douaniers et la DGCCRF, pour alimenter les trois procédures initiées par le Premier ministre », explique-t-elle. « Il nous faut des preuves, la plateforme ne pourra pas dire qu’on a ouvert les mauvais paquets, nous allons ouvrir tous les paquets », insiste la ministre.

« Là, c’est un contrôle de Shein », le site chinois de e-commerce étant dans le viseur des autorités pour avoir vendu des poupées pédopornographiques et des armes de catégorie A, mais « il y a d’autres plateformes » concernées, assure de son côté le ministre du Commerce, Serge Papin. Il évoque par exemple un signalement effectué mercredi ciblant le site Dolls, pour la vente de poupées d’apparence enfantine. Pour l’instant, « on s’est concentrés sur Shein, mais il va falloir voir tout ce qui passe entre les mailles du filet. C’est tout un travail qui commence », détaille le ministre.

Ce qui ressort des anciennes opérations de contrôle de colis, c’est que « huit articles sur dix sont non-conformes », constate Serge Papin. « Cela veut dire que c’est un système qui ne respecte pas nos normes, nos ambitions écologiques, et aucune de nos règles sociales. Il faut que ça s’arrête ».





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