
Le gouvernement souhaite abaisser le taux de remboursement des cures thermales par l’Assurance maladie de 65% à 15%, a confirmé ce mercredi 5 novembre au Sénat, Charlotte Parmentier-Lecocq, ministre déléguée chargée de la Solidarité.
Une économie potentielle de 200 millions d’euros. Le gouvernement propose de rabaisser le taux de remboursement des cures thermales par l’Assurance maladie de 65 à 15%, a indiqué la ministre déléguée chargée de la Solidarité, Charlotte Parmentier-Lecocq, lors des débats sur le budget de la Sécurité sociale (PLFSS).
Le gouvernement «fait des propositions dans le cadre du PLFSS, mais le Parlement débattra et votera», a-t-elle toutefois ajouté.
Cette mesure s’ajouterait à la fin du remboursement à 100 % des forfaits thermaux pour les patients atteints d’une affection de longue durée (ALD), déjà annoncée par le gouvernement.
Interrogée par le sénateur LR de l’Aveyron Jean-Claude Anglars, la ministre a précisé qu’une réduction du taux de prise en charge de 65% à 15% permettrait de réaliser une économie de 200 millions d’euros.
Charlotte Parmentier-Lecocq a souligné qu’il ne s’agissait pas d’un «déremboursement», précisant que les complémentaires santé pourront prendre en charge la part non couverte par l’Assurance maladie.
Inquiétude du secteur thermal
Cette annonce suscite d’ores et déjà des inquiétudes dans le secteur thermal, qui compte une centaine d’établissements en France et accueille chaque année environ 500.000 curistes. Les professionnels craignent une baisse de fréquentation, notamment parmi les retraités et les patients modestes, pour qui les cures représentent souvent un complément de traitement reconnu pour certaines pathologies chroniques.
Les stations thermales, déjà impactées par la crise sanitaire et la baisse des financements publics, redoutent une nouvelle perte de revenus et appellent le gouvernement à reconsidérer cette mesure, jugée «injuste socialement» par plusieurs élus locaux.