
Suspect-clé du vol au musée du Louvre, Abdoulaye N., 39 ans, n’est pas totalement inconnu. Outre un lourd casier judiciaire, il avait acquis une petite notoriété sur les réseaux sociaux sous le pseudonyme «Doudou Cross Bitume».
Du bitume aux joyaux. L’un des deux hommes mis en examen pour le casse du Louvre était connu des réseaux sociaux, notamment TikTok sur lequel il se faisait appeler «Doudou Cross Bitume».
Originaire d’Aubervilliers (Seine-Saint-Denis), ce passionné de deux-roues se mettait en scène sur TikTok et Instagram, pratiquant le moto-cross ou encore la musculation urbaine (street workout). Sur d’autres vidéos, il partageait ses sorties ou encore ses voyages en famille. Au moment de la rédaction de cet article, son compte TikTok comptait près de 8.900 abonnés.
Bien connu de la justice
Mais outre les réseaux sociaux, il était également bien connu de la justice, avec 15 mentions dans son casier judiciaire, allant de détention et transport de stupéfiant à délit routier ou encore refus d’obtempérer.
En 2014, il se retrouve pour la première fois au coeur d’une affaire sérieuse : le braquage d’une bijouterie de Barbès (Paris), dont il prendra la fuite en scooter T-Max. Il avait alors écopé de trois ans de prison ferme.
Après sa libération, le trentenaire, père de famille, semblait s’être rangé, cumulant un travail en intérim en semaine et une activité clandestine de chauffeur le week-end.
Ce, jusqu’en 2019, lorsqu’il est rattrapé pour une affaire de coffre-fort fracturé dans un parking, avec un préjudice estimé à 18.000 €. Abdoulaye bénéficiera d’un non-lieu mais sera poursuivi pour dégradations après avoir brisé la serrure de sa cellule lors de sa garde-à-vue.
Désormais, il est soupçonné d’avoir fait partie du commando de quatre hommes ayant pénétré dans la galerie d’Apollon du Louvre pour y dérober des joyaux. Son ADN aurait été retrouvé par les enquêteurs sur l’une vitrines fracturées et sur des objets abandonnés sur place.
Après son interpellation le 25 octobre, il a été mis en examen pour «vol en bande organisée», un crime passible de 15 ans de réclusion, et «association de malfaiteurs».