« Les certitudes », le premier roman « très courageux et humain » de Marie Semelin sur le conflit israélo-palestinien

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Sur le plateau du 23h info, lundi 3 novembre, Marie Semelin a notamment expliqué pourquoi elle a décidé d’écrire son premier roman, intitulé « Les certitudes ». Celui-ci revient sur le conflit israélo-palestinien qu’elle a couvert en tant que journaliste.

Ce texte correspond à une partie de la retranscription de l’interview ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder en intégralité.


Invitée du 23h info, lundi 3 novembre, Marie Semelin a publié son premier roman, Les certitudes, aux éditions JC Lattès. Elle a notamment couvert en tant que journaliste le conflit israélo-palestinien, qui est en toile de fond dans son livre. Ce dernier, « très courageux et très humain », souligne la journaliste Anne-Marie Revol, « retrace tout ce qu’il s’est passé entre 1955 et aujourd’hui entre la Palestine et Israël ».

Anne-Marie Revol : Qu’est-ce qui vous a poussé à écrire ce roman ?

Marie Semelin : J’ai été journaliste pendant un certain temps. Paradoxalement, parfois, la fiction permet de dire le réel, mieux que peut-être le journalisme. On peut avoir une illusion de compréhension parce que les événements se succèdent les uns après les autres, on essaie de comprendre les micro-détails, mais on manque peut-être un petit peu de souffle pour comprendre dans quelle histoire s’inscrit cette région. Et surtout, il y a quelque chose de peut-être un peu désincarné. On peut s’interroger si c’est le rôle du journalisme d’incarner quelque chose d’émotionnel, mais moi, en tout cas, j’avais besoin et j’avais envie de revenir au niveau des gens, de revenir vraiment à hauteur des yeux pour apporter un regard beaucoup plus concret, sans aucune théorie, sans aucune idéologie et qui soit accessible.

Vos personnages secondaires sont nombreux et incarnent une vraie diversité…

C’était très important pour moi d’avoir des personnages qui ne soient pas des stéréotypes. Par exemple, il y a un peintre palestinien en Cisjordanie, en territoire occupé par Israël. C’était important pour moi d’apporter un petit peu de beauté dans cet univers que l’on se représente souvent par le biais de son occupation militaire. Et il a décidé de ne plus jamais sortir de chez lui pour ne plus affronter la réalité de l’occupation militaire israélienne, qui surtout après le 7 octobre empêche les déplacements des Palestiniens. Cette conviction qu’il a sur la manière dont il peut mener sa vie va être amenée à être un petit peu chamboulée.

Cliquez sur la vidéo pour regarder l’entretien en intégralité.





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