
En mars 2025, un contrôleur de la SNCF avait été agressé par un sans-papiers, après sa tentative de monter dans un train, sans billet, à la gare de Marseille Saint-Charles. L’agresseur a été condamné à quatre mois de prison ferme et 600 euros d’amende.
Une fraude aux transports qui avait mal tourné. Une violente altercation avait eu lieu en mars dernier, à la gare de Marseille Saint-Charles, lorsqu’un individu sans billet s’en était pris à un contrôleur qui tentait de l’empêcher de monter dans un train. «Je vais niquer ta mère, je vais te tuer», ce sont les mots qui avaient alors été proférés à l’encontre de l’agent de la SNCF, qui avait déposé plainte immédiatement pour menace de mort et outrage.
L’agresseur, Amadouyero B, un sans papier, sans domicile fixe et sans argent, originaire de Guinée Conakry, avait prévu de monter à bord de ce train pour se rendre à Paris, où il avait un rendez-vous «très important». En effet, l’homme devait se rendre dans les locaux de l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra), chargés d’étudier sa demande d’asile.
Ce dernier a comparu en octobre devant le tribunal correctionnel de Marseille et a été condamné à quatre mois de prison ferme, ainsi qu’à une amende d’1 euro symbolique à verser à la SNCF et 600 euros au contrôleur, en réparation de son préjudice moral.
Un acte de détresse
«Il vit dans la rue, il n’a pas d’argent, c’était sa seule chance», a plaidé l’avocate du ressortissant Guinéen, en assurant que la convocation de son client était «primordiale» et que sa fraude était par conséquent un «acte de détresse». Un argument qui a poussé le tribunal à abaisser le quantum de six mois de prison ferme, initialement proposé par le ministère public, à quatre mois seulement.
Le condamné a toujours nié avoir proféré des menaces et avoir été violent à l’encontre du contrôleur, cela malgré les images de vidéo-surveillance de la gare qui montrent clairement le déroulé de la scène.