dans cette ville où les prix flambent, certaines personnes louent des «maisons ou appartements hantés» pour faire des économies

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By InfoHunter



À Hong Kong, l’une des villes les plus chères au monde en matière d’immobilier, l’une des solutions qu’ont trouvées certains locataires pour éviter de payer des loyers trop élevés est de s’intéresser aux lieux hantés.

Une affaire de croyance. Pour parvenir à se loger dans l’une des villes les plus chères du monde (le tarif moyen du mètre carré s’élève à 13.422 euros), certains habitants de Hong Kong, en Asie du Sud-Est, décident d’investir dans un foyer marqué par une histoire tragique, notamment des meurtres ou des suicides.

Investisseur reconnu, Ng Goon-lau a expliqué à CNN pourquoi ce procédé est en vogue : «La réduction peut être considérable et de nombreuses personnes que cela ne dérange pas peuvent louer ces logements en dessous du prix du marché». En suivant ce schéma, Ng Goon-lau est devenu propriétaire de dizaines d’appartements, à tel point qu’il a acquis le surnom de «roi des maisons hantées».

«leur haine pourrait persister et leur esprit pourrait rester dans l’appartement»

Les logements plébiscités par l’entrepreneur sont ceux marqués par une mort anormale ou prématurée. Un site spécialisé, «Spacious.hk», recense même en près de 100 pages chaque décès survenu dans ces lieux, à partir de l’année 2006.

D’ailleurs, certaines agences immobilières conseillent aux futurs locataires ou propriétaires de vérifier les certificats de décès des anciens pensionnaires des lieux ou en interrogeant les voisins, avant de faire un choix.

Si ces conseils ne sont pas considérés comme surprenants au sein de la Perle de l’Orient, c’est parce que la majorité de ses résidents sont de confession bouddhiste ou taoïste. Dans ces religions, le mauvais sort occupe une place prépondérante et les personnes décédées de manière tragique ne trouvent pas la paix. Pire, selon le maître feng shui Andrew Kwan, «leur haine pourrait persister et leur esprit pourrait rester dans l’appartement».

Des loyers parfois divisés par deux

Face à ces croyances largement répandues, un marché s’est donc créé. Les habitations dites «hantées» représentent un coût 20% inférieur aux standards, alors que celles dont la réputation est ternie par un meurtre baissent jusqu’à 34% par rapport aux prix moyens.

Selon les experts hongkongais, même les propriétés partageant l’étage d’autres demeures hantées ou situées dans le même immeuble souffrent de leur réputation et sont ainsi moins bien cotées. La baisse peut aller de 10% pour un logement situé sur le même pallier et 7% pour un même bâtiment.

Parfait exemple de ce phénomène, en 2014, le banquier Rurik Jutting coupable de l’assassinat de deux femmes indonésiennes, nommées Sumarti Ningsih et Jesse Lorena, a fait baisser le prix de l’appartement dans lequel les actes ont été commis.

À mesure que les médias ont divulgués les informations au sujet de ce double meurtre, notamment comment il a caché l’un des corps dans une valise, le prix du logement a diminué drastiquement. De 1,16 million de dollars (1 million d’euros), il est passé à seulement 770.000, soit 667.000 euros.



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