
Israël a reçu de la Croix-Rouge les dépouilles de deux otages enlevés par le Hamas le 7 octobre 2023 et emmenés à Gaza, a annoncé ce jeudi le bureau du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahou.
Une avancée vers la poursuite du cessez-le-feu ? Alors que l’accord entre Israël et le Hamas semblait remis en cause, avec un fort regain de tensions, les Brigades Ezzedine al-Qassam ont remis ce jeudi à la Croix-Rouge les dépouilles de «deux prisonniers israéliens», qui seront bientôt restituées à l’État hébreu, a annoncé le bureau du Premier ministre, Benjamin Netanyahou, dans un communiqué.
Les restes des otages remis à l’armée israélienne et au Shin Bet, le service de sécurité intérieure, «seront transférés en Israël, où ils seront accueillis lors d’une cérémonie militaire dirigée par le Grand Rabbin militaire», avant d’être acheminés vers un laboratoire de médecine légale pour y être identifiés, précise le communiqué.
Le mouvement islamiste palestinien, qui avait annoncé cette restitution quelques heures plus tôt, a jusqu’à présent remis les restes de 17 des 28 corps qui se trouvaient encore à Gaza et auraient dû être rendus au début de la trêve, assurant que localiser les dépouilles est «complexe et difficile» dans le territoire en ruines.
Violations de la trêve
Mardi, le Hamas avait annoncé reporter la remise d’une dépouille qui était prévue le même jour en raison de «violations» de la trêve par Israël. Un report supplémentaire alors que le mouvement détiendrait encore onze corps d’otages. Ces retards successifs ont provoqué la colère du gouvernement israélien.
Ce jour-là, le Premier ministre israélien avait ordonné des frappes «immédiates» sur Gaza en accusant le Hamas d’avoir violé le cessez-le-feu en tuant un soldat israélien à Rafah, dans le sud du territoire. Ces frappes ont fait plus de 100 morts, y compris des femmes et des dizaines d’enfants, selon la Défense civile, qui opère sous le contrôle du Hamas.
Dès mercredi matin, Israël a cependant déclaré avoir repris l’application du cessez-le-feu. De son côté, le Hamas avait déclaré que ses combattants n’avaient «aucun lien avec l’incident de tir à Rafah» et a réaffirmé son engagement envers le cessez-le-feu.