face à la hausse des vols à l’étalage, certains commerçants enfreignent la loi

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By InfoHunter



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C’est un fléau contre lequel les commerçants se sentent parfois démunis : la multiplication des vols à l’étalage, avec 15 % d’incidents supplémentaires en un an. Face à cette hausse, de plus en plus de commerces choisissent de diffuser les visages des voleurs sur les réseaux sociaux, même si la loi l’interdit.

Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder en intégralité.

En septembre dernier, la gérante d’un commerce à Challans en Vendée est victime d’un vol. Une poêle a disparu de ses rayons. Elle consulte alors ses caméras de surveillance et aperçoit cet homme, en toute décontraction, glisser l’objet sous ses vêtements. Mais le grand format de la poêle ne rentre pas dans son short. Il se rabat donc sur le petit modèle avant de partir, toujours très détendu.

La commerçante décide alors de diffuser la vidéo sur ses réseaux sociaux sans flouter le visage du voleur présumé. « On l’a retrouvé en 40 minutes, il a été reconnu par une première personne et après d’autres dans la soirée nous ont donné encore plus d’informations sur lui« , confie Jessica Reynier.

Valeur du butin : 50 euros. La commerçante porte plainte à la gendarmerie et le suspect est rapidement entendu. Diffuser les vidéos sans flouter était illégal, mais la commerçante ne regrette rien. « C’est une volonté de ma part. J’en ai marre de bosser pour des gens comme ça et de me faire voler. Donc je veux aussi que ça serve de leçon aux prochains qui voudront tenter« , clame-t-elle.

Et elle n’est pas la seule. Depuis quelques années, des commerçants excédés affichent le visage des voleurs présumés sur leur vitrine de supérette, dans leur rayon de pharmacie, ou publient sur les réseaux sociaux des appels à témoins, vidéos de surveillance à l’appui.

Mais en France, la loi encadre strictement la diffusion de ce genre d’images, sous peine de violer la présomption d’innocence. « Attention cette personne-là ne doit pas être présentée comme systématiquement coupable, il faut qu’il y ait un jugement qui prononce une culpabilité« , rappelle Me Stéphanie Guedo, avocate au barreau de la Roche-sur-Yon. Les commerçants s’exposent à un an de prison et 45 000 euros d’amende.





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