Après avoir transformé la Jamaïque en « zone sinistrée », l’ouragan Melissa, rétrogradé en catégorie 3, touche Cuba

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By InfoHunter


Les autorités locales ont déclaré « l’état d’alerte » dans six provinces de l’est du pays et les habitants tentent de stocker vivres, bougies et piles depuis lundi.


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Un arbre est tombé du fait du passage de l'ouragan Melissa, à Sainte-Catherine, en Jamaïque, le 28 octobre 2025. (RICARDO MAKYN / AFP)

Un arbre est tombé du fait du passage de l’ouragan Melissa, à Sainte-Catherine, en Jamaïque, le 28 octobre 2025. (RICARDO MAKYN / AFP)

Le puissant ouragan Melissa est arrivé à Cuba, mercredi 29 octobre dans la matinée, après avoir durement frappé la Jamaïque, qualifiée de « zone sinistrée » par les autorités. Des vents de 195 km/h ont été enregistrés à son arrivée sur l’île cubaine.  

Le puissant ouragan qui doit toucher Cuba a été rétrogradé en catégorie 3, a annoncé mercredi le Centre national américain des ouragans (NHC). La tempête évolue depuis quelques jours entre les catégories 3 et 5, la plus élevée sur l’échelle de Saffir-Simpson. 

Les habitants de Cuba fuient les côtes à l’approche de l’ouragan. Les autorités locales ont déclaré « l’état d’alerte » dans six provinces de l’est du pays et les habitants tentent de stocker vivres, bougies et piles depuis lundi. En Haïti, à l’est de Cuba, les autorités ont ordonné la fermeture des écoles, des commerces et des administrations mercredi.

Avant même de toucher terre mardi en Jamaïque, l’ouragan y a fait trois morts, ainsi que trois autres en Haïti et un en République dominicaine. Melissa a frappé mardi de plein fouet l’ouest de la Jamaïque alors qu’il se trouvait en catégorie 5, soit la plus élevée sur l’échelle de Saffir-Simpson. Ses vents soutenus soufflaient alors à près de 300 km/h. Il s’agit du pire ouragan ayant touché la Jamaïque depuis le début des relevés météorologiques.

Le Premier ministre, Andrew Holmes, a déclaré que l’île était une « zone sinistrée ». A Saint Catherine, au centre de la Jamaïque, la rivière Rio Cobre est sortie de son lit et les vents puissants ont arraché des clôtures et toits, a constaté un photographe de l’AFP. Kingston, la capitale, a été relativement épargnée, selon Mathue Tapper, un habitant de 31 ans. « J’ai l’impression que le pire est passé », a-t-il confié à l’AFP, disant toutefois être très inquiet pour les zones rurales. Des bourrasques extrêmement violentes ainsi que des inondations côtières sévères et des pluies diluviennes pouvant provoquer des glissements de terrain catastrophiques étaient attendues à travers le pays.





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