
A compter de ce mercredi 29 octobre, quatre hommes de nationalité bulgare doivent comparaître devant le tribunal correctionnel de Paris. Ils sont suspectés d’avoir tagué, en mai 2024, des «mains rouges» sur le Mémorial de la Shoah.
Quatre Bulgares vont comparaître devant le tribunal correctionnel de Paris à compter de ce mercredi 29 octobre, et jusqu’au vendredi 31 octobre prochain, dans le cadre de l’affaire des «mains rouges» taguées sur le Mémorial de la Shoah en mai 2024.
Les faits qui leur sont reprochés ont eu lieu dans la nuit du 13 au 14 mai 2024. A l’époque, 35 tags représentants des «mains rouges», symboles pouvant être liés au lynchage de soldats israéliens à Ramallah, en Cisjordanie en 2000, avaient été peints sur le Mur des Justes du Mémorial de la Shoah à Paris.
Dans son communiqué publié après les faits, le parquet de Paris avait indiqué qu’au cours de l’information judiciaire ouverte que les enquêteurs avaient pris en compte «l’hypothèse que cette action était susceptible de correspondre à une action de déstabilisation de la France orchestrée par les services de renseignement russe».
Les prévenus encourent sept ans de prison
La procureure de la République de Paris, Laure Beccuau, expliquait que ce dossier visait à «semer le trouble» et «créer des fractures» dans la population française, citant neuf affaires au total liées à des ingérences étrangères, et parmi elles figurent les étoiles de David bleues taguées en région parisienne en octobre 2023 ou encore les cercueils déposés au pied de la tour Eiffel couverts du drapeau français et portant la mention «soldats français de l’Ukraine» en juin 2024.
Pour les tags de «mains rouges», trois personnes sont en détention provisoire depuis leur extradition depuis la Croatie et la Bulgarie, une quatrième, «en fuite, fait l’objet d’un mandat d’arrêt et pourra être jugée en son absence», avait précisé le parquet en juillet 2025.
A compter de ce mercredi, trois des quatre prévenus doivent répondre de dégradations en réunion et en raison de la prétendue appartenance à une race, ethnie ou religion, ainsi que pour association de malfaiteurs.
La quatrième personne, soupçonnée d’avoir effectué les réservations d’hébergement et de transports des auteurs principaux, est poursuivie pour la complicité des dégradations aggravées et pour association de malfaiteurs.
Au terme de leur procès qui doit durer trois jours, tous encourent sept ans d’emprisonnement et 75.000 euros d’amende.