
Lors d’un échange avec les députés LR ce mardi, le Premier ministre Sébastien Lecornu a reconnu que la suspension de la réforme des retraites était «nécessaire pour ramener de la stabilité».
Alors que les débats budgétaires se poursuivent à l’Assemblée nationale, Sébastien Lecornu a pris le temps d’échanger avec les députés LR ce mardi. Lors de la réunion hebdomadaire du groupe de la droite républicaine au Palais-Bourbon, le Premier ministre est revenu notamment sur la suspension de la réforme des retraites.
Cette décision, prise pour éviter la censure du Parti socialiste, doit être examinée à partir de ce mardi en commission des Affaires sociales est très mal perçue par les élus du groupe de Laurent Wauquiez. Devant eux, le chef du gouvernement a reconnu, lui aussi, ne pas y être favorable, reconnaissant cependant sa nécessité. «Ca me coûte, mais je pense qu’il faut le faire pour ramener de la stabilité et permettre le débat», a-t-il concédé, selon des propos rapportés par un membre de cette réunion à CNEWS.
Lors d’un échange articulé autour du travail et de la fiscalité, Sébastien Lecornu a insisté pour que les parlementaires, de tous bords, «se remettent en mouvement par le débat».
Le Sénat opposé à une suspension de la réforme des retraites
Si les débats en séance publique autour de la réforme des retraites n’ont pas encore débuté, le Sénat a d’ores et déjà fait savoir sa position. Dans une interview accordée au Parisien le 25 octobre dernier, son président, Gérard Larcher, a indiqué qu’il «rétablira la réforme des retraites».
«Il est clair que le Premier ministre regarde surtout du côté des socialistes! Il a abandonné le 49.3 comme un cadeau de Noël mais les socialistes en demandent et en demanderont toujours plus», a ajouté le patron du Sénat.
L’équation s’annonce particulièrement difficile pour le gouvernement de Sébastien Lecornu, cerné de lignes rouges et qui doit répondre aux injonctions contradictoires des groupes politiques mais aussi de la chambre haute et de la chambre basse. La question de la suspension de la réforme des retraites pourrait empêcher l’adoption d’un budget avant la fin de l’année.