silence des suspects, traces ADN… Où en est l’enquête ?

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By InfoHunter



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L’enquête progresse après l’arrestation de deux hommes d’une trentaine d’années, soupçonnés d’avoir participé au cambriolage du Musée du Louvre. Pour retrouver les complices du commando, les enquêteurs travaillent désormais sur plus de 150 traces d’ADN.

Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder en intégralité.


Cela fait maintenant près de 40 heures que deux suspects sont interrogés dans les locaux de la police judiciaire, deux membres présumés du commando à l’origine du vol des bijoux du Louvre. L’un d’eux a été interpellé samedi soir, quelques minutes avant d’embarquer sur un vol à destination de l’Algérie. L’autre a été arrêté au même moment, à Aubervilliers, en Seine-Saint-Denis. Ce dernier projetait de se rendre au Mali dans les jours qui viennent. Le premier est un Franco-algérien âgé d’une trentaine d’années, connu notamment dans des affaires de braquage de bijouterie. Le second est français, trentenaire lui aussi. Selon nos informations, depuis samedi soir, les deux suspects gardent le silence lors des interrogatoires particuliers.

Des profils habitués aux gardes à vue. « Pour les policiers, l’idée, c’est de jouer sur le maillon faible. Quand il y a plusieurs personnes en garde à vue, il y en a qui sont peut-être moins rompues à la délinquance et qui vont craquer, et ensuite faire une sorte de ping-pong avec ceux qui n’ont encore rien dit en leur disant : « Mais tu vois, ton pote, il nous a tout dit, toi aussi, tu as intérêt à parler, on sait que tu étais là, etc. » Ce sont des techniques qui sont utilisées », explique Brendan Kemmet, journaliste, auteur de Richard Casanova, vie et mort du dernier parrain corse.

Les policiers disposent d’une trace ADN qui a permis d’identifier formellement l’un des suspects. La vidéosurveillance et la téléphonie ont également fourni de précieux renseignements. Pour les enquêteurs, la priorité est de retrouver les complices et surtout de mettre la main sur les 88 millions d’euros de bijoux dérobés. Un butin qui pourrait déjà avoir franchi nos frontières, comme le redoute la procureure de Paris, Laure Beccuau :« Plus le temps passe, plus nous aurons des difficultés à retrouver les bijoux, et de surcroît intacts », a-t-elle souligné.

La garde à vue des deux suspects pourrait se prolonger jusqu’à mercredi soir. La traque continue avec plus d’une centaine de policiers pour tenter de retrouver les deux autres membres du commando, leurs complices et les bijoux de la couronne.





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