
Ce dimanche 26 octobre, le parquet de Créteil a indiqué que l’Égyptien de 26 ans, interpellé après la tentative de viol dans le RER C, s’est reconnu sur les vidéos. Néanmoins, il a contesté les faits qui lui sont reprochés. Il sera déféré au parquet ce lundi.
Interpellé vendredi 24 octobre au soir après la tentative de viol survenue dans le RER C, l’homme de 26 ans, de nationalité égyptienne, s’est reconnu sur les vidéos qui lui ont été présentées. Toutefois, il a admis «une altercation avec la victime», contestant «toute tentative de viol ou agression sexuelle», a appris CNEWS auprès du parquet de Créteil ce dimanche 26 octobre au soir, confirmant une information de BFMTV.
Les faits qui lui sont reprochés sont survenus le 16 octobre 2025. Ce jour-là, une femme de 26 ans a déposé plainte au commissariat de police de Choisy-le-Roi, dans le Val-de-Marne. Elle a indiqué «avoir fait l’objet d’une agression de nature sexuelle le même jour dans une rame du RER C entre Villeneuve-le-Roi et Choisy-le-Roi».
Alertée par les cris de la victime, une Brésilienne de 26 ans prénommée Jhordana, Marguerite, une courageuse passagère, avait réagi. Elle a sorti son téléphone et a filmé la scène, permettant à la victime de s’extraire de l’emprise de son agresseur.
Après les faits, la victime a été examinée par un médecin légiste des Unités médico-judiciaires (UMJ) de l’Hôpital Hôtel Dieu. Il lui a prescrit 5 jours d’Incapacité totale de travail (ITT).
Le placement en détention provisoire requis à l’encontre du mis en cause
C’est dans ce cadre que le parquet a ouvert une enquête de flagrance du chef de «tentative de viol». Les investigations ont été confiées au Groupe des infractions à caractère sexuel de la Sûreté régionale des transports (SRT). Ce sont principalement l’audition des témoins, l’exploitation de la vidéoprotection et la téléphonie qui ont permis d’interpeller le suspect.
Ce dernier sera présenté ce lundi au parquet «dans le cadre d’une information judiciaire ouverte du chef de tentative de viol, dans l’objectif notamment d’identifier d’autres victimes», nous explique le parquet de Créteil.
«Le ministère public prend à son encontre des réquisitions de mise en examen et de placement en détention provisoire», a-t-il ajouté, notant que «les investigations se poursuivront sur commission rogatoire d’un juge d’instruction».