Cueillette des champignons : attention aux intoxications

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By InfoHunter



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Temps de lecture : 1min – vidéo : 2min

En plus de la patience et de la rigueur pour fouiller les bois, la cueillette de champignons nécessite surtout des connaissances. Chaque année, près de 1 500 intoxications sont recensées.

Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder en intégralité.


Dans le sous-bois de la forêt des Blaches, au nord de l’Isère, c’est jour de cueillette. La promesse d’une chasse au trésor et d’un panier bien garni. « Je replonge un peu en enfance, là. Et puis c’est marrant, je suis comme un enfant, en fait, je cherche. C’est marrant, c’est cool. Puisqu’en plus, là, il y a plein de feuilles mortes, donc il faut aller gratter un peu, avoir l’œil et puis surtout de la patience, quand même« , admet un jeune cueilleur.

Mais avec les champignons, attention aux confusions et au risque d’intoxication. Pour éviter toute erreur, un guide accompagne le groupe de cueilleurs. Confondre l’une des 450 espèces comestibles peut avoir des conséquences dramatiques. Les plus jeunes du groupe utilisent même des applications qui tentent d’identifier les espèces.

Pour en être sûr, rien ne vaut le regard avisé d’un professionnel, car chaque année en France, 40 cas graves et 3 à 5 décès sont en moyenne recensés. À l’automne, Patrick Perrot, pharmacien, vérifie chaque jour des récoltes d’amateurs : « L’Amanite tue-mouches que tout le monde connaît, rouge avec les petits points blancs, peut être confondu parfois avec l’Amanite des Césars. Donc on passe d’un champignon comestible à un champignon fortement toxique.« 

Toujours muni de son guide, il met en garde contre l’usage des applications : « Il faut passer par un professionnel. L’application ne remplacera jamais un œil averti et un œil professionnel qui a l’habitude de voir ce type de champignon. » Un dernier conseil pour ne pas contaminer toute une récolte : séparez dans votre panier les différentes espèces de champignons. 1 200 à 1 500 cas d’intoxication sont dénombrés chaque année.





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