les sororités, de très sélects clubs de filles dans les facultés américaines

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By InfoHunter



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Aux États-Unis, le succès des clubs d’étudiantes, l’équivalent des fraternités, a pris des proportions délirantes sur les réseaux sociaux. La compétition est rude pour y entrer, et certaines familles sont prêtes à débourser des milliers de dollars.

Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder en intégralité.


Leurs chorégraphies virevoltantes ont été vues des dizaines de millions de fois. En cette rentrée, plus que jamais, les sororités font parler d’elles sur les réseaux sociaux. Derrière cette vitrine spectaculaire se cachent des communautés exclusives, où les étudiantes jouent une partie de leur avenir personnel et professionnel. Chaque année, elles sont des dizaines de milliers à tenter d’y entrer.

Et notamment à l’université de Tuscaloosa, Alabama (États-Unis), où il existe une allée réservée aux sororités, qui occupent de spectaculaires maisons historiques. Des lieux très secrets, comme l’explique une étudiante sur les réseaux sociaux : « On ne va pas pouvoir aller à l’intérieur, d’abord parce que la rentrée n’a pas encore eu lieu. Et de toute façon, on ne serait pas autorisé à filmer. Mais je voulais quand même vous montrer l’extérieur. »

Pour intégrer ces clubs très fermés, les jeunes femmes doivent être cooptées. Chaque année en août a lieu le rush, la semaine de recrutement. Chaque candidate doit faire ses preuves au cours d’entretiens destinés à cerner son style et sa personnalité, avec des erreurs à ne pas commettre. « Si vous parlez de garçons, de fêtes, d’alcool, de religion ou d’argent, vous ne serez pas prises« , explique une jeune femme.

Quelques jours plus tard, les jeunes femmes découvrent ensemble le résultat. À la clé, c’est scène de liesse pour les candidates retenues, puis une vie en communauté, un premier pas dans la vie sociale après le lycée pour de nombreuses jeunes femmes. « Les contacts que vous créez vous suivront toute votre vie. Ça m’aide encore, et j’ai 57 ans. Cela peut aider à trouver un travail ou à avoir un réseau après la fac », confie Trisha Addicks, consultante pour les candidates aux sororités.

Alors, certaines candidates n’hésitent pas à prendre des agents comme Bill Alverson, qui accompagne des jeunes femmes depuis 30 ans et en a fait une émission de télé-réalité. « Pour la première fois de leur vie, elles sont jugées pendant toute une semaine, et elles ne contrôlent pas ce qui leur arrive. Alors, mon rôle, c’est de leur apprendre à reprendre le contrôle sur les événements et à s’assumer« ,explique Bill Alverson.

Certains agents gèrent une centaine d’étudiantes et facturent leurs services 6 000 dollars, environ 5 000 euros. Mais derrière la vitrine glamour des sororités, certains dénoncent l’entre-soi et le pouvoir de l’argent. Une année, chambre comprise, peut coûter jusqu’à 15 000 dollars, en plus de frais de scolarité exorbitants. Et la mixité y restera. « Elles ne diront pas explicitement qu’il y a un problème de couleur de peau ou de classe sociale. Elles vont le relier à la façon dont vous vous habillez, et dire que vous ne rentrez pas dans le moule. Le message c’est : soyez vous-même, mais ressemblez-nous », analyse Charlotte Hogg, professeure à l’Université chrétienne du Texas.

En 2013, l’université de l’Alabama a ordonné aux sororités de changer leurs règles de recrutement, pour éviter la discrimination. Mais les critères de sélection restent souvent opaques. Pour le sujet, aucune sororité n’a accepté d’ouvrir ses portes à France Télévisions.





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