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De nombreuses questions se posent encore, cinq jours après le spectaculaire casse du Louvre. Comment expliquer l’apparente facilité avec laquelle les malfaiteurs ont réussi à s’emparer d’un tel butin ? Dans leur fuite, les voleurs ont laissé de nombreux indices, dont des traces ADN et des empreintes, qui sont en cours d’analyse.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder en intégralité.
Cinq jours après le cambriolage rocambolesque du Louvre, l’enquête progresse. Sur la fenêtre et les vitrines forcées, la police scientifique relève d’éventuels indices laissés par les voleurs, notamment des empreintes digitales ou des postillons. Plus de 150 prélèvements ADN sont en cours d’analyse. Des traces sont aussi étudiées sur les objets abandonnés par les voleurs dans leur fuite : une disqueuse, un casque de moto, un gilet jaune, un gant, un jerrycan d’essence, mais aussi la couronne de l’impératrice Eugénie et le camion monte-charges.
Depuis lundi, la police recueille également les témoignages des gardiens du Louvre. Par téléphone, Frédéric, agent d’intervention au musée depuis 2008, raconte. Dimanche, avec ses collègues, il met en fuite les voleurs : « Je cours très vite, le plus vite que je peux. Je suis arrivé pile au moment où ils étaient en fuite sur les quais. Il y avait une très forte odeur d’essence. Ils avaient percé les réservoirs du véhicule, donc ils comptaient mettre le feu. C’est notre réactivité qui a permis non seulement de conserver les preuves, mais aussi d’éviter un incendie gravissime juste à côté du musée », se souvient-il.
Présente dans la galerie d’Apollon au moment du cambriolage, l’une des témoins décrit des hommes déterminés : « On a immédiatement compris que c’était vraiment du braquage de professionnels. Et c’est en s’approchant, en fait, qu’on a vu d’abord un individu casqué. Quand on a compris que c’était violent, ils hurlaient : ‘Dégagez tous !' ».
Une centaine d’enquêteurs est toujours mobilisée sur cette affaire.