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Une première dans l’histoire judiciaire française. Dahbia Benkired a été condamnée, vendredi 24 octobre, à la réclusion criminelle à perpétuité incompressible par la cour d’assises de Paris, pour le meurtre de Lola, 12 ans, en octobre 2022 à Paris. Elle devient la première femme à être condamnée à cette peine maximale. « On a eu ce qu’on voulait, on a restauré la mémoire de ma sœur », a réagi le frère de la victime, Thibault Daviet, après l’énoncé du verdict. Suivez notre direct.
Pas de décision sur l’appel pour le moment. « La décision d’appel n’est pas encore arrêtée et elle (Dahbia Benkired) nous le fera savoir dans le délai de dix jours », a déclaré Alexandre Valois, l’un des avocats de l’accusée.
L’accusation retrace l' »éternité de souffrance » subie par la collégienne. Lors de son réquisitoire, l’avocat général a retracé l’« éternité de souffrance » vécue par Lola, plongeant dans les recoins de cette « heure et demie de supplices, au cours desquelles » l’enfant de 12 ans « se fera méticuleusement ôter son enfance, sa féminité et son humanité ». Son corps, « devenu tour à tour objet sexuel, support de violences extrêmes et morceau de chair encombrant », a été « vidé de toute humanité », en proie à « la violence sanglante » de Dahbia Benkired.
Les avocats des parties civiles ont souligné la « résilience » des proches de Lola. Dans une salle d’audience chargée d’émotion, ils ont retracé jeudi le calvaire enduré par la collégienne de 12 ans. « Lola est là, elle est partout », a lâché l’avocat Mathias Darmon en désignant la famille de la victime. « Elle qui représentait l’innocence, la grâce – championne de gymnastique quand même. Elle était trop forte, Lola, trop forte. »
L’accusée accessible à une sanction pénale. Les experts n’ont décelé ni abolition ni altération du discernement, confirmant que l’accusée peut être jugée et condamnée. Dahbia Benkired, d’une « intelligence normale », ne souffre pas « de trouble psychique » et ne présente aucune « pathologie psychiatrique ». Une psychiatre l’a décrite à la barre comme une femme « qui a besoin de l’autre pour exister, pour instaurer un rapport de domination, (…) qui investit l’autre comme un objet qu’on prend, qu’on casse, qu’on jette ».
Le verdict attendu en fin de journée. Dahbia Benkired aura une dernière fois la parole, après les plaidoiries de la défense. Puis, les six jurés accompagnés de trois magistrats professionnels, dont le président, se retireront pour délibérer. Le verdict est attendu dans l’après-midi ou au cours de la soirée. Elle encourt la réclusion criminelle à perpétuité.