
Le président français Emmanuel Macron a estimé jeudi soir que les sanctions décidées par Donald Trump contre deux groupes pétroliers russes porteront «un coup massif» au financement de l’effort de guerre russe, ce qui représentait «un véritable tournant» pour la guerre en Ukraine.
Une décision qui ravit les dirigeants du Vieux Continent. Le président français Emmanuel Macron a estimé jeudi soir que les sanctions décidées par Donald Trump contre deux groupes pétroliers russes allaient «dans la bonne direction» et porteront un «coup massif» au financement de l’effort de guerre russe.
«C’est un véritable tournant qui, combiné aux sanctions européennes que nous venons de prendre, à la pression qui a été mise aussi sur plusieurs autres acteurs, va porter ses effets», a affirmé le chef de l’Etat lors d’une conférence de presse consécutive à un Conseil européen à Bruxelles.
Aux côtés du Président @ZelenskyyUa à Bruxelles.
Avec nos partenaires européens et en lien étroit avec les États-Unis, la France continue de soutenir l’Ukraine pour trouver le chemin d’une paix juste et durable.
Alors que la Russie persiste à s’opposer à un cessez-le-feu… pic.twitter.com/40bHbmqfKq
— Emmanuel Macron (@EmmanuelMacron) October 23, 2025
«C’est un coup massif qui est porté au financement de l’effort de guerre de la Russie alors même que pour la première fois depuis le début de ce conflit, l’économie russe commence à souffrir bien davantage», a ajouté ce dernier.
Donald Trump et l’UE sanctionnent lourdement la Russie
Les Etats-Unis ont annoncé des sanctions contre deux géants du secteur des hydrocarbures russes, Rosneft et Lukoil, et l’Union européenne a décidé un arrêt total des importations de gaz naturel liquéfié (GNL) russe d’ici à fin 2026.
Les sanctions américaines impliquent un gel de tous les actifs de Rosneft et de Lukoil aux États-Unis ainsi qu’une interdiction faite à toutes les entreprises américaines de faire des affaires avec ces sociétés.
Rosneft, dont l’Etat russe est l’actionnaire majoritaire, affirme produire environ 40% du pétrole russe. Pour sa part, Lukoil, une entreprise privée, revendique autour de 15% de la production russe d’or noir. Les deux groupes produisent aussi du gaz.
Ils sont des piliers de la rente des hydrocarbures permettant à la Russie de financer la guerre contre l’Ukraine. Pour cette raison, plusieurs raffineries de Rosneft et de Lukoil ont été endommagées ces derniers mois par des attaques de drones ukrainiens, entraînant d’importantes baisses de production et une hausse du prix de l’essence en Russie.
Les Européens ont également ciblé le secteur pétrolier russe en annonçant mercredi soir un 19e train de sanctions, notamment un arrêt total des importations de GNL russe d’ici à fin 2026 et des mesures contre la «flotte fantôme» de pétroliers que Moscou utilise, jusqu’ici sans grande peine, pour contourner les sanctions.